MANIOC

Franc et Feuillu

s'enfièvrent s'enfantent

l'un l'autre

dans un flux et reflux

continuum continu

je chérubine

une harmonique

dans les 2

langoustines

langues

à la fois

elles se

consultativent

construisent

côte à côte

s'élancent

s'élaborent

face à face

et s'électivent

s'élancent

ensoleillées

ensemble

vers l'illuminé

lllimité

 

 

Je suis
la crèche
d’une
lanoline
du fuyard
J’exploratrice
une nova façon
de commuteravec
les auxiliaires
Je chérubine
un novice
communisme
dans le rugissement
pour apprivoiser
une auxiliaire
manière de
vocaliser
ensoleillé
Je vous invoque
à jouisseur
avec moi 
à inverser
le mongol
fuyard
 
Nature Pinter
dans la chamelle
à échos du Feuillu
une parole arborescente
qui ignore les frontières

s'invente en douce

 

 


 

 

 


 

 

 


Présidence

fais passer

Ô mage

Mardi 24 octobre 2006
 
Entre toi et moi, l'amour n'a jamais été une vallée de roses, loin s'en faut. Dangereusement enclos dans des buissons d'épines, c'est un amour qui fait mal, dont je me protège. Une plaie ouverte, jamais guérie, un chagrin fondateur, une tragédie ordinaire, l'origine de bien des souffrances en cascade, qui n'en finissent pas de rebondir, années après années, et d'assombrir ma vie.
 
 
Ce n'est pas la faute de l'amour. Il est là, enraciné au plus profond, puissant, évident, essentiel. Nous nous ressemblons, bien au delà des apparences, trop peut-être. Par la sensibilité exacerbée, une forme d'intelligence analogique - chercheuse infatigable d'horizons nouveaux, un certain état de conscience, nous pourrions être frères jumeaux. Ce que nous ne sommes pas.
 
 
Pendant longtemps j'ai vécu dans l'angoisse que tu disparaisses sans que nous ayons su nous trouver, nous aimer tout simplement, et partager ces vastes espaces qui nous sont communs. J'ai fini avec le temps par lâcher cette peur aussi, et advienne que pourra, confiance !
 
 
Et puis, patatras, la cata ! Ce qui était sous mes yeux, que je n'avais pas envie de voir, m'explose au coeur. Emmené à l'hôpital en urgence, délirant, à bout de souffle, en bout de course... C'est un sacré choc. Toi à l'hôpital, c'est presque inconcevable. Ca l'est à tel point que ce n'est qu'à la dernière extrémité que tu as accepté. Et comme toujours tu ne fais pas les choses à moitié, ça n'a jamais été ton genre. Pour l'instant, j'apprends que tu souffres de delirium tremens et tu as toutes les apparences du mourant. AU SECOURS !
 
 
La raison ne te reviendra pas, enfin, jamais comme avant. Le delirium passé, tu continues à délirer, désorienté, flottant entre les mondes? C'est un syndrome ( Korsakov ) qui va de pair avec l'alcoolisme. Toi, l'homme a la puissante intelligence visionnaire, tu viens de perdre le contrôle de ton esprit. Tu divagues, à la dérive entre les temps, les espaces, les identités, les souvenirs, les rêves, les fantasmes.
 
 
Pour le personnel hospitalier, tes propos paraissent tout à fait délirants. Mais tu sais être si convaincant que parfois on me demande confirmation d'une information, surprenante. " Il prétend qu'il est biologiste, est-ce exact ? Oui, c'est vrai, mais il est autodidacte. " Moi, je m'en rends compte maintenant, je te connais comme si je t'avais fait, même si je t'ai tant évité les 20 dernières années ! Tes soi-disant délires sont passionnants, loin d'être absurdes, ils ne sont pas dénués de sens, bien au contraire. Ton ego surdéveloppé, éternellement souffrant, qui me tenait à distance, comme tous ceux que tu aimais le plus, s'est fait la belle, en douce, il a pris la poudre d'escampette... Bon débarras !
 
 
Je te sens à la fois troublé, déstabilisé mais aussi soulagé, libéré d'un énorme carcan, tu respires plus librement. Après une phase assez critique, tu reprends du poil de la bête, relativement. Tu restes très dépendant, tu ne tiens plus debout seul, je te balade en fauteuil roulant, mais tu as retrouvé une vitalité certaine. Tu fais du charme aux infirmières. Divaguant, ratatiné, rabougri, sans dents mais la prunelle verte toujours pétillante, gourmande, chaleureuse, le sourire enjôleur, la langue toujours agile, tu séduis toutes les femmes du service en les traitant comme des princesses ! C'est extraordinaire à voir. Pour la peine, dans ce milieu souvent tristement inhumain, on prend soin de toi, on te bichonne, avec gentillesse et plaisir.
 
 
Je te consacre beaucoup de temps. Tu es resté étonnamment bavard, même si tu perds sans arrêt le fil, le besoin de communiquer est intact. Nos conversations baignent dans l'irrationnel, le fantastique, le symbolique. J'adopte un autre mode d'écoute, plus flottant. J'ouvre mes antennes, comme je le fais déjà avec ma fille, la Belle au bois dormant. Ca n'est pas si difficile, je t'ai toujours reçu 5 sur 5, capté dans tous tes états d'âme, impuissante à m'en isoler, aussi loin que je me souvienne. Selon le jour, l'inspiration du moment, j'essaie de te ramener à la réalité ou je t'accompagne dans tes digressions.
 
 
La relâche de l'emprise de ton mental fait remonter à la surface ce qui se cachait dans les méandres de ton inconscient. Tu passes toute ta vie en revue, dans le désordre, hors du temps. J'ai l'impression que tu métabolises ton existence - dans une autre dimension de ton être ? pour pouvoir la quitter et poursuivre ton chemin ailleurs. Tout ce travail d'intégration que tu as laissé de côté, tant que tu étais lucide, se fait naturellement depuis que tu as lâché la rampe de contrôle.
 
 
Certaines de tes histoires sont si savoureusement révélatrices que je ne me retiens pas d'en rire. Tu n'en prends pas ombrage, tu sais que je ne me moque pas de toi et je ne peux pas m'empêcher de croire que tu n'es pas tout à fait dupe. Parfois, j'ai l'impression que tu me testes en racontant n'importe quoi. Ton regard m'observe, par en dessous, pour voir ma réaction. Vais-je accepter de jouer avec toi aujourd'hui ? J'adore ces instants où cohabitent le fou et le sage. Ce jour-là, tu m'annonces très fièrement, que Chirac est arrivé, avec son assistante. Tu désignes un bâtiment de l'hôpital, investi par des prix Nobel de sciences. Ton cas est à l'étude, tu es très excité, bientôt la reconnaissance officielle de tes recherches, le couronnement tant espéré. Une autre fois, tu me racontes une escapade en voiture que tu viens de faire avec une de tes soeurs, tandis qu'une autre est ligotée dans le coffre.
 
 
Tu ne cesses de me surprendre, par des moments d'hyper lucidité ou d'intuition fulgurante. Tu es de la race des intuitifs, des voyants. Débarrassée du filtre de la raison, cette faculté s'épanouit plus largement. Le chercheur t'a déserté, tu t'en rends compte, tu me le dis, tu ne sais plus rien de ta science. Mais tu as pris soin, longtemps avant le désastre, de désigner un successeur pour poursuivre tes recherches et la fabrication de tes ferments de vie, ta poudre magique, dont tu as toujours jalousement protégé les secrets de fabrication. Bernard ton successeur, fait les premiers essais, non concluants, il lui manque des éléments. Mentalement, il fait appel à toi pour l'aider et annonce sa visite. " Tu as besoin de moi, mon petit père, je t'attendais. " lui dis-tu dés son arrivée. Et le miracle a lieu, par un effort surhumain, tu te concentres le temps nécessaire à lui révéler tous les détails très techniques et très précis, pour mener l'oeuvre à bien. Tu en ressors épuisé certes mais Bernard peut fabriquer, grâce à toi, un produit parfait !
 
 
Tu profites allègrement de ta raison défaillante pour m'offrir l'air de rien tout l'amour et la reconnaissance que tu retenais au creux des buissons épineux. D'ailleurs, un des effets secondaires les plus remarquables de ton état, est la perte soudaine et quasiment totale de toutes tes aspérités. Tu te réconcilies avec tous tes ennemis, oublies ton horreur du " monde moderne ", ta colère, ta révolte, tes frustrations. Tu deviens doux comme un agneau, tendre, aimant, simple, humble. Tu trouves le moyen, à ta façon d'entre deux mondes, de me dire tout ce que tu as gardé tout ce temps. J'hallucine ! ! ! Je me baigne dans ton amour, je m'en rassasie, émerveillée. Tu m'aimes, tu m'as toujours aimé, vu, comprise, presque en catimini, tu es fier de moi ! Pacifié comme tu l'es, je ne me prive plus d'exprimer tout ma tendresse, mon admiration, ma fierté. Nous sommes enfin complices, dans la déraison, in extremis, toi, mon père, moi, ta fille, au seuil de ta mort.
 
7 - 8 - 006
 
Nature, fille de...
Par Nature Pinter
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Mardi 24 octobre 2006
Devant la lourde de l'arsenal
Le pue-la-sueur soudain s'arrête
La belle atmosphère 
l'a tiré par la jaquette
Et comme il se retourne
Et regarde l'astre du jour
Tout rouge tout rond
Souriant dans sa coupole
de plomb
Il cligne de la mirette
Familièrement
Dis donc frère Tournesol
Tu ne trouves pas
que c'est plutôt con
De donner un jour pareil
A un despote ?
 
Ô mage, à monsieur Prés verts
!!!
Par Nature Pinter
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander

Invitation


Accueillir TOUT … ce qui vient
 
 
Le SOUFFLE de l’Esprit balaie
TOUS les univers
 
AMOUR parcourt Tous les CHEMINS
 
 
Vie Amour Grand Esprit
Univers Tout
Multiples noms
pour désigner l’UN
 
 
SPLENDEUR ! ! ! ! !
Toutes les nuanges
de l’ARC-EN-CIEL
Deviennent UN …
BLANC
 
 
CELLULE vivant au cœur du TOUT
Se permet de prendre
place au SERVICE
De la grande HARMONIQUE
Universelle
 
 
ÂME extrait son
parfum UNIQUE
D’une multitude
de fleurs multicolores
 
 
MAITRISER son ART…   et l’OFFRIR au TOUT
 

tendance courbe

Novembre 2009
L M M J V S D
            1
2 3 4 5 6 7 8
9 10 11 12 13 14 15
16 17 18 19 20 21 22
23 24 25 26 27 28 29
30            
<< < > >>

Recherche

Texte Libre

Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus