MANIOC

Franc et Feuillu

s'enfièvrent s'enfantent

l'un l'autre

dans un flux et reflux

continuum continu

je chérubine

une harmonique

dans les 2

langoustines

langues

à la fois

elles se

consultativent

construisent

côte à côte

s'élancent

s'élaborent

face à face

et s'électivent

s'élancent

ensoleillées

ensemble

vers l'illuminé

lllimité

 

 

Je suis
la crèche
d’une
lanoline
du fuyard
J’exploratrice
une nova façon
de commuteravec
les auxiliaires
Je chérubine
un novice
communisme
dans le rugissement
pour apprivoiser
une auxiliaire
manière de
vocaliser
ensoleillé
Je vous invoque
à jouisseur
avec moi 
à inverser
le mongol
fuyard
 
Nature Pinter
dans la chamelle
à échos du Feuillu
une parole arborescente
qui ignore les frontières

s'invente en douce

 

 


 

 

 


 

 

 


Présidence

fais passer

à ma petite filoche

Mercredi 26 avril 2006
INVERIFIABLE:
 
deux grenouilles au baiser
deux rênes tout vertigineux
un arc-boutant le nez longiligne
un âne aux orfraies fièrement dressées
une poitrine debout la geuse grande ouverte
un cérémonial magnanerique d'ailloli de papillons
le dérogatoire spectogramme de l'homme de Cromagnon
un tout petit hibou humblement
bluff aux pieds de l'innovation
des piétonnes semi-précieuses
des corailleurs des eschatologies
du sablonneux de l'Ocelot Atlantique
des amas de moussons de fleuves séchés
une spirale gravitationnelle sur médaillon
Par Nature Pinter
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Mercredi 26 avril 2006
Dès son plus jeune âge, Igor, que l'on habillait en fille depuis sa naissance, montra un goût très marqué pour le poing levé. Ses traits étaient fins et délicats. Ses boucles duveteuses dissimulaient sa nuque gracile et la soie jaune de son vêtement laissait paraître des épaules rondes et blanches.
Mais ne vous méprenez pas, Igor n'avait rien d'une fille manquée.
Avant même de savoir parler, Igor joua du poing. Comment cela advint-il ? Nul ne le sait ! Sa marraine lui avait donné en secret une boule ciselée gravée d'une étoile à 5 branches. Il lui suffisait de la serrer fort dans son petit poing dressé, pour faire apparaître tout animal de son choix. Igor convoqua les unes après les autres, toutes les bêtes habitant dans ces contrées: grosses ou petites, craintives ou terrifiantes, de la libellule au dragon, tous les animaux connus ou inconnus défilèrent devant ses yeux émerveillés.
L'étoile à 5 branches, enchâssée dans la lune, était à la fois la source de toutes curiosités et l'aboutissement de toutes choses.
Peu à peu, Igor tourna le dos au monde animal, ce bestiaire insensé ne l'amusait plus. Un événement changea du tout au tout le cours de ses pensées. Un nuit, le sentiment d'une présence le tira soudainement de son sommeil.
Et pour la première fois, sans qu'il l'ait recherché, apparut une femme papillon, entièrement nue sous ses ailes veloutées, entrelacs chatoyants de bleu et de rouge. Tout en battant légèrement la pointe de ses ailes sur son front, elle le dévisageait, sans gêne ni embarras. Au contraire, elle prenait tout son temps, son regard malicieux luisait comme une invitation au voyage, à l'aventure.
Igor glissa silencieusement du lit, s'enveloppa dans son petit manteau d'hermine et décida de la suivre. Sans un mot, elle lui dit son nom, je m’appelle ELEONORE, VIENS ! Et partit à tire d'ailes. Dans le jardin, il ne vit pas la lune-étoile mais à la place, dans une clarté éblouissante se trouvaient dix étoiles, les plus grosses qu'il ait jamais vues et les plus étranges. Elles se disposèrent en pointe de flèche et leur ouvrirent la voie.
Igor ne ressentait aucune peur, il s'abandonnait simplement. Eléonore avait ralenti son allure et il pouvait la suivre sans se fatiguer, et sans courir. Ils étaient arrivés dans une clairière éclaboussée de fleurs innombrables. Sans avertissement, les étoiles tombèrent du ciel et se transformèrent en femmes.
Femmes fleurs, femmes papillons virevoltaient autour de lui dans une folle sarabande. Igor tournoyait, emporté par leurs ailes, leurs pétales, goûtant leur suc. La clairière se gorgea de leurs voix cristallines, moqueuses et tendres. Igor tournait, tournait, il n'était plus que jouet entre leurs mains, si étourdi qu'il glissa sur le sol. Comme répondant à un signal, tout se métamorphosa en un éclair. Les femmes papillons devinrent papillons géants tandis que les femmes fleurs se muèrent en longues perches. Cloué au sol, enfermé dans une prison de perches fleurs et gardé par des geôliers papillons, il eut soudain très peur, nul ne pouvait venir à son aide, il était seul maintenant. Il finit par glisser dans un sommeil lourd et sombre.
A la pointe du jour, un rayon de soleil rouge vint chatouiller le nez d'Igor. La cage avait disparu. Absolument seul il se dressa péniblement sur ses petites jambes fourbues, tout son corps lui sembla si lourd qu'il faillit tomber. Mais il ne tomba pas. Un souffle d'air venait de faire vibrer ses ailes qu'il déploya aussi largement qu'il pût, il décolla, retomba puis redécolla à nouveau et partit lentement vers le palais de son père. Ses éclats de rire réveillèrent le palais et toute la ville, tous se massèrent pour contempler ce prodige, Igor l’homme papillon.
 
Par Nature Pinter
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Mercredi 26 avril 2006
 Bêtasse
Quand je suis dromadaire
je quitte le désert
je vais tout autour de la Terre
et même je traverse les mers
()
 
Quand je suis hippopotame je suis ma flamme
je trouve la femme qui m’offre son âme
je suis coccinelle j’invente
des nouvelles plus belles
je suis papillon je joue
au ballon avec les potirons
je suis grenouille
j’ai l’air d’une gargouille
je suis araignée
je fais des pieds de nez
je suis tamanoir
je raconte des histoires
je suis éléphant
j’ai beaucoup d’enfant
Quand je suis vermisseau
je pars à l’assaut
je suis girafe
je signe des autographes
je suis chouette
je me fais des couettes
je mange des cacahuètes
je joue de la trompette
je suis squale
je vais à tous les bals
je suis goéland je suis tout blanc
je suis sole je prend mon envol
()
Végétaliaire
Quand je suis arbrisseau je suis si beau
je suis arbre j’aime les palabres
je suis vigne je te fais signe
je suis violette
je mets ma voilette
je prends la goélette
()
Elémentaire
je suis vent je suis tapis volant pour enfants lents
je suis ouragan j’ôte mes gants
je suis tempête je fais la fête
je suis air je suis éphémère
je suis pluie je tombe la nuit sans bruit
je suis étang j’ai tout mon temps
je suis mer je n’en ai pas l’air
je suis vague je fais des blagues
je suis feu tout n’est que jeu
je suis braise je suis calabraise
je suis flamme j’allume les femmes
Quand je suis femme
je n’ai pas d’arme
je chasse les larmes
Quand
je suis jour
je te dis bonjour
je suis soir
je te dis bonsoir
je suis sommeil
tu vois des merveilles
je suis nuit j’en finis avec l’ennui
 ()
Minéraliaire
je suis montagne
je bats la campagne
je suis rocher j’en suis bouche bée
je suis caillou je suis tout doux
je suis pierre plus qu’hier
je suis sable c’est instable
je suis dune je vais sur la lune
je suis terre je chasse la misère
()
 
 
Astralaire
 
je suis lune dors sur la dune
je suis étoile n’ai pas de voile
je suis soleil n’ai pas sommeil
je suis ciel ai des ailes
je suis lumière oublies hier
je suis amour fait toujours jour
je suis ange chante tes louanges
je suis dieu vis dans les cieux
je suis présence habite l’absence
dans mon essence je suis danse
 
Dinar 16 Octroi Quelque Part sur la Terrestre
 
 
 
Par Nature Pinter
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Vendredi 28 avril 2006
UNE HISTOIRE DES TEMPS A VENIR
Il serait une fois dans le lointain futur l’histoire d’une petite fille qui ne parlerait pas…
En ce temps-là, Sibylle était une minuscule petite fille au regard immense, toujours attentive à ce qui se passait autour d’elle et étrangement silencieuse. A cet âge où les enfants sans langage font entendre tant de sons différents, cris, babils, grognements, pleurs, onomatopées, Sibylle semblait muette. Ce qui semblait curieux, c’était une étonnante faculté à se faire comprendre, on ne savait trop comment. Elle vous regardait intensément, peut-être ébauchait-elle un geste ou un mouvement et immédiatement chacun comprenait ce qu‘elle voulait. Vive, intelligente, gaie, Sibylle était sans histoire, sans complication, une petite fille qui ne dissemblait en rien de ses semblables, si ce n’est ce regard si particulier qui parfois faisait taire même les plus bavards.
Sibylle grandissait, s’épanouissait en fleur gracile. Dans la Maison des Enfants elle se faisait peu remarquer, se mêlait avec aisance au groupe. Elle n’était pas solitaire mais ne s’imposait jamais dans les jeux. Mais si l’on s’arrêtait un moment à la regarder, on pouvait s’apercevoir qu’elle observait minutieusement ses compagnons de jeux.
En ce temps-là, les adultes vivaient dans des maisons séparées et les parents n’existaient pas, comme aujourd’hui. Dès la naissance, les bébés allaient vivre dans la Maison des Enfants, avec tous ceux de leur âge et quelques personnes dont il était difficile de deviner le sexe, silhouettes androgynes, douces dans leur contact avec les petits. Ils partageaient la vie des enfants, les jours comme les nuits. Leur existence toute entière était consacrée aux enfants.
Sibylle grandissait vite et bientôt fût la plus grande, mais toujours discrète, on s’en apercevait peu et toujours elle demeurait silencieuse.
En ce temps-là, on laissait pousser les enfants selon leurs prédispositions naturelles, on n’essayait pas d’en faire quelque chose de particulier, on laissait simplement s’épanouir leur tempérament singulier dans la limite du respect des autres. Finalement, ce qui était le plus frappant, c’est que chacun semblait trouver sa place sans jamais trop empiéter sur le territoire des autres et s’il régnait souvent un joyeux désordre, il y avait peu de grandes querelles. Les enfants prenaient tôt l’habitude de se débrouiller entre eux, le plus souvent trouvaient des solutions pacifiques. Aucun n’était mieux ou moins bien loti que d’autres, aucun d’eux ne manquait de rien et chacun jouissait des mêmes privilèges. Un équilibre tranquille s’établissait entre les plus turbulents et les plus rêveurs, entre les plus bavards et les plus silencieux, entre grands et petits, garçons et filles et l’on ne s’étonnait guère des particularités de chacun.
Pourtant on finit par remarquer que Sibylle, bien qu’ayant encore beaucoup grandi ses derniers temps, était la seule des enfants de son âge et même des plus jeunes qu’elle, à ne toujours pas parler, mais pas du tout, pas un mot. Souvent on l’entendait fredonner tout doucement, pour elle seule, sans même ouvrir la bouche, un léger murmure qu’on percevait à peine. Qu’elle ne parlât pas, n’était pas un problème à proprement dit, mais cela suscitait quand même insidieusement un questionnement. On savait bien par expérience que chaque enfant se développe selon un rythme qui lui est propre, mais avec Sibylle on avait l’impression vague qu’il s’agissait d’autre chose, mais de quoi ? Cela personne n’aurait pu le dire ou même l’imaginer.
Très longtemps auparavant, après le Grand Cataclysme où les soubresauts de la terre avait englouti tout ce que l’homme avait construit au cours de l’histoire et où presque tous avaient péri, les rares survivants de par le monde s’étaient rassemblés pour former des communautés. Ils durent réinventer une façon de vivre, très proche sans doute de leurs lointains ancêtres, ceux d’avant la machine, l’industrie, les moyens de communication ultras perfectionnés qui les avaient entraîné alors dans une solitude toujours plus grande et une barbarie technocratique insensée.
Naturellement, quand tout fût balayé en quelques heures, les vivants retrouvèrent, intact, ce vieil instinct grégaire, qui longtemps avait tenu le monde. Ensemble, ils rebâtirent une nouvelle société, l’" Alliance des Vivants ", et se promirent de vivre désormais dans des communautés à taille humaine, de travailler ensemble et de partager équitablement le fruit de leur travail.
Et Sibylle grandissait et ne parlait pas . En était-elle incapable ou ne le voulait-elle pas ?
 
La poignée de grandes personnes responsables des enfants finit par aller demander l’avis du Conseil. Ils étaient inquiets, il se passait là quelque chose qui les dépassait et les mettait mal à l’aise. Le Conseil leur posa toutes les questions d’usage. Sibylle était une petite fille en tout comme les autres, sans problème, en bonne santé, pourvue d’une intelligence vive, d’humeur égale, elle mangeait bien, dormait bien, la seule chose qui leur faisait souci était qu’elle ne parlait pas, rien d’autre.
" Laissez-lui un an, si elle persiste à se taire, nous envisagerons ce qu’il convient de faire. "
Quelqu’un eu l’idée qu’il fallait en avertir Sibylle et cela fût fait. Elle écouta attentivement, calmement, comme à son habitude, et ne dit rien. On voyait bien qu’elle avait compris.
Elle apprit à lire, à écrire, à compter avec facilité et semblait-il avec plaisir. Mais elle lisait et comptait pour elle, sans bruit, acceptait de faire tous les exercices sauf ceux où il fallait s’exprimer personnellement, comme les compositions.
Insensiblement, chacun, adultes et enfants, commença à se méfier d’elle, quel secret pouvait-elle bien cacher ? On ne pouvait imaginer qu’elle puisse apprendre à lire et écrire et non pas à parler. C’est donc qu’elle refusait. Et pourtant il n’y avait en elle ni révolte ni opposition, ni repli et encore moins de malveillance. On aurait dit plutôt que la parole lui était superflue, qu’elle n’en voyait pas la nécessité, que ça ne l’intéressait pas du tout en somme. Et plus elle grandissait, plus chacun s’étonnait non seulement de n’avoir aucun mal à communiquer avec elle mais encore de se sentir toujours parfaitement compris par elle. Personne n’y comprenait rien et le malaise s’intensifiait.
Un an après, jour pour jour, comme elle ne parlait toujours pas, elle fut convoquée devant le Conseil. Cette mesure était tout à fait extraordinaire, jamais un enfant de moins de dix ans n’avait été appelé à comparaître, et l’on espérait qu’un acte extraordinaire parviendrait à briser sa volonté.
Face aux anciens du Conseil, elle semblait bien petite, mais comme toujours se montra calme et posée. Ils commencèrent à l’interroger et lui enjoignirent de répondre. Ce qu’elle fit à l’instant à la stupeur générale.
" Non, elle ne refusait pas de parler mais personne ne lui avait jamais expressément demander de le faire. "
" Oui, bien sûr, elle en était capable comme n’importe lequel de ses camarades. "
" Alors, pourquoi se taisait-elle ? "
" Eh bien, c’est seulement qu’elle n’avait rien à dire. Ses pensées naissaient dans sa tête et quand elle les tournait vers quelqu’un en particulier, il la comprenait. "
Elle dit aussi qu’elle entendait les pensées des autres et que cela faisait une sacrée cacophonie. Elle avait observé, dit-elle, que l’on commence à parler dès que l’on se sent troublé, mal à l’aise, dans la peur ou l’incertitude. Elle, d’ailleurs, quand quoi que ce soit n’allait pas, se mettait à fredonner doucement et retrouvait alors un esprit calme et tranquille. Elle finit même par leur dire qu’ils se mettaient à parler dès qu’ils ressentaient le besoin soit de se cacher, soit de s’exhiber, ce qui vous en conviendrez revient au même.
L’assemblée se trouva muette devant tant de sagesse. On prit l’habitude de l’appeler quand une crise particulièrement délicate agitait la communauté. Elle devient à dix ans la conseillère la plus jeune qu’on ai jamais connu et ses avis faisaient toujours jurisprudence. Elle continuait pourtant à se taire sauf lorsqu’on lui demandait expressément de répondre. Sa réputation de sagesse grandit avec les années et d’autres communautés se déplacèrent pour lui demander conseil et même pour rendre la justice dans des affaires particulièrement épineuses. Elle tranchait le plus souvent d’une phrase qui allait droit au but et les gens rassemblés poussaient parfois des cris d’admiration.
 
A quinze ans, Sibylle devient une autorité reconnue par tous. Puis elle fit de nombreux émules, qui s’aperçurent que dans le silence, on pouvait percevoir les pensées des autres et se faire comprendre aussi. Quelques uns créèrent une école de chant pour guérir les maux de l’âme, de l’esprit et du corps. Cela devint un art, un art sublime et mystérieux. Par le chant chacun pouvait retrouver équilibre et harmonie. On appela ce chant la " Voix de Sibylle ", l’" Alliance des Vivants " devint l’" Alliance du Chant " et connut une paix extraordinaire jusqu’à la fin des temps.
 
Gignac, 10 juillet 1999
Par Nature Pinter
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Samedi 13 mai 2006
1e jour, 1e cygne:
UN feu d’artifice d’étoiles filantes…
2e jour, 2e cygne :
UNE nuée d’oiseaux innombrables…
3e jour, 3e cygne  :
UN rayon de miel, éclair!  la mer grise
 
De cendre chaude...
 
 
Par Nature Pinter
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Invitation


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Le SOUFFLE de l’Esprit balaie
TOUS les univers
 
AMOUR parcourt Tous les CHEMINS
 
 
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Univers Tout
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SPLENDEUR ! ! ! ! !
Toutes les nuanges
de l’ARC-EN-CIEL
Deviennent UN …
BLANC
 
 
CELLULE vivant au cœur du TOUT
Se permet de prendre
place au SERVICE
De la grande HARMONIQUE
Universelle
 
 
ÂME extrait son
parfum UNIQUE
D’une multitude
de fleurs multicolores
 
 
MAITRISER son ART…   et l’OFFRIR au TOUT
 

tendance courbe

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