MANIOC

Franc et Feuillu

s'enfièvrent s'enfantent

l'un l'autre

dans un flux et reflux

continuum continu

je chérubine

une harmonique

dans les 2

langoustines

langues

à la fois

elles se

consultativent

construisent

côte à côte

s'élancent

s'élaborent

face à face

et s'électivent

s'élancent

ensoleillées

ensemble

vers l'illuminé

lllimité

 

 

Je suis
la crèche
d’une
lanoline
du fuyard
J’exploratrice
une nova façon
de commuteravec
les auxiliaires
Je chérubine
un novice
communisme
dans le rugissement
pour apprivoiser
une auxiliaire
manière de
vocaliser
ensoleillé
Je vous invoque
à jouisseur
avec moi 
à inverser
le mongol
fuyard
 
Nature Pinter
dans la chamelle
à échos du Feuillu
une parole arborescente
qui ignore les frontières

s'invente en douce

 

 


 

 

 


 

 

 


Présidence

fais passer

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RUDIMENT DU PHOENIX

Jeudi 6 avril 2006

 

philosophie en pièces détachées

phoenix en piédestaux détartrés

issue du surréalisme feuillu

itinérant du sursauter

j'ai toujours renégat j'ai toujours renfermé j'ai toujours rêne

si peu d'esquisse si peu d'esquisser si peu d'esquive

autour de moire autour de moins autour de moiré

qu'il a bien fameux qu'il a bien familial qu'il a bien familiariser

que j'utopique que j'utopie que j'utopiste

le mignon la migraine la mignardise.

Papelard Lèche-vitrine

j'ai toujours rencontré si peu d'esprit autour de moi,

qu'il a bien fallu que j'utilise le mien. 

Paul Léautaud

Je ne suis ni atlante
Je ne suis ni atlantique
Je ne suis ni atlas
ni green
ni gréer
ni greffage
mais citronnier
mais citronnelle
mais citrouille
du mongol
du monétique
du monétaire
Sofa


je ne suis ni athénien ni grec mais citoyen du monde. Socrate


"les huppés sont les hurlants sont les hures sont

comme des enfeux des enferrer des enfermer

qui, en traviolant qui, en travestir qui, en trayeuse

les chameliers les chameaux les chamelles obscurs

chantournent pour chantonnent pour chantre pour

se donner de la courante de la courbatue de la courbature"

Pivoine

Les humoristes sont comme des enfants qui,

en traversant les chambres obscures,

chantent pour se donner du courage.

 pitigrilli

Par Nature Pinter
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Lundi 24 avril 2006
On parle du temps qui passe nous dépasse
il file  défile s'enfuit s'arrête se fige
regarde ailleurs derrière devant

On parle du temps qui use dégrade défait
il est fils de la mort il berce il endort
le temps un fil tendu entre la vie et la mort
 
 
Il existe un temps qui ne passe pas
qui ne s'échappe pas qui ne trahit pas
ce temps-là est le temps présent
l'ici et maintenant vécu pleinement
il est fils de la vie il stimule il réveille
le temps d'un instant d'éternité toujours vivant
C'est avec le temps que l'on mesure le changement
évolution progrès approfondissement maturation
C'est avec le temps qu'on mesure le chemin parcouru
c'est par sa lorgnette qu'on examine sa vie :
Que sont devenues mes espérances, mes illusions ?
Suis-je passée à côté de mes rêves ?
Ai-je manqué ma chance ?
Reste-t-il assez de temps ?
Quand j'étais gosse, je ne comprenais pas pourquoi les vieilles personnes n'étaient pas devenues sages, avec le temps. Je pensais que si le temps use la matière, le corps, en contrepartie il aiguise et parfait l'esprit, ouvre le cœur et le rend compatissant.
 
Quand je regarde ma vie par la lorgnette du temps, je pleure et je ris. J'ai perdu des êtres aimés, une foule d'illusions, des occasions. Toute une moisson de chagrins, de déceptions, de drames. Un bric à brac de choses usées, cassées, salies, hors service.
Quand je regarde ma vie je ris aussi. Je suis encore cette petite fille qui croyait que vivre, c'est évoluer, que le temps sert à se transformer pour devenir toujours meilleur, pour faire advenir un être humain digne de ce nom et non pas un sous-produit de la survie. J'ai toujours pensé que l'homme ordinaire n'est qu'un pâle reflet de ce qu'est potentiellement l'homme. «  Le chaînon manquant entre le singe et l'homme, c'est nous. » disait Pierre Dac.
Quand je suis le fil du temps, je sais que j'ai suivi un petit fil subtil, de la petite fille à la femme, un fil d'idéalisme. La conviction que la vie est évolution et qu'elle est sans limite.Ce qui ne me convient plus, je peux le laisser derrière moi, m'alléger pour mieux avancer. 

J'ai appris qu'il existe un temps magique où je peux tout transformer, il s'appelle Ici et Maintenant. C'est le seul temps du choix, de l'action, de la liberté. Le temps où tout peut se réparer, se renouveler, se métamorphoser.
UN temps qui ne se défile jamais, l'instant présent.
 
Nature TransFormante
Par Nature Pinter
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Lundi 24 avril 2006
MOTS D’ERRANCE
MAUX D’HERES
VERBE D’AIR
S’envoie en l’air
Cent ères
EN TERRE
Déshérence
Au désert
Tout l’univers
UNIverse§serveUNI
UNsertTOUT
Tout serein
Au sein
De TOUT
Tout sain
TOUS§SAINTS
A TOUS UN
Nature apprentie d’Hermès
Par Nature Pinter
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Vendredi 28 avril 2006
Les Spécialistes 
En ces temps-là, depuis longtemps déjà les dieux des ancêtres avaient été tous sacrifiés sur l’autel de la Science, de la Raison et du Progrès.
Les hommes emportés d’allégresse, sentant venir enfin leur libération se lièrent pieds et poings à ces nouveaux dieux si exigeants. Certes il fallut sacrifier amour et respect pour la terre nourricière, pour les animaux, pour les éléments, sacrifier l’amour et le respect dus aux ancêtres, renoncer aux légendes fabuleuses et mythiques qui depuis la nuit des temps avaient reliées les hommes au ciel, à la terre, à l’histoire des anciens. Les hommes arrachés aux liens du passé, de la terre et du ciel, se virent soudain tout à fait seuls, rois au centre d’un univers étrangement vide, un désert aride, seuls rois du néant. Guidés par la raison et la science, ils eurent la vision grandiose d’un monde évoluant sans cesse vers le progrès, qui les libérerait enfin après une si longue course dans les ténèbres de toutes les contingences. Maîtres incontestables de la terre et du ciel, ils voguaient, ivres, vers le paradis sans limite.
Dans leurs écoles, on apprenait aux enfants comment devenir les bons rouages d’une machine fabuleuse filant vers la lumière, la liberté. Insensiblement pourtant, un doute s’insinua. On avait beau dire et répéter partout à travers le monde que l’humanité était en marche certaine vers le bonheur, on voyait bien que quelque chose clochait. Le bonheur promis et même garanti échappait encore et toujours, quand on croyait l’avoir enfin là à portée de main, il se dérobait, pas moyen de se l’attacher. Les hommes se décharnaient, exsangues, ils dépérissaient, rongés par un mal étrange ; angoisses, désespoir, violence se généralisaient, s’étendaient de proche en proche. Un sentiment de solitude atroce et de non-sens terrifiant envahissaient les cœurs. Pourtant on avait tout prévu, planifié, organisé, science et raison, main dans la main montraient la voie, et aux hommes perdus, disaient, confiants et protecteurs : " Ne vous inquiétez pas, n’ayez crainte, rassurez-vous, d’ores et déjà nous avons réussi à maîtriser la vie, le monde, laissez-vous conduire, nous connaissons le chemin et nous vous guiderons. "
Les hommes devenus trop faibles, mangés de néant, se déchargeaient sur ces hommes d’autorité. Puisqu’eux savaient où on allait, il suffisait de les suivre. Les hommes abandonnèrent leur sort entre les mains de ces éminentes figures ; les Spécialistes. C’est que l’humanité avait fait un tel bond grâce aux lumières de la science, que l’homme ordinaire, dans l’incapacité d’intégrer un tel progrès, renonça à comprendre quoi que ce soit à ce monde qui allait vraiment trop vite pour lui. Pourquoi s’épuiser à comprendre quand les Spécialistes étaient là garantissant le bon chemin. Les hommes exsangues, décharnés, désespérés se rétrécirent comme peau de chagrin, fétus dérisoires jetés seuls au cœur de l’univers. Plus de légendes merveilleuses pour enchanter le cœur, plus de mère Nature offrant sa source vivifiante, plus de ciel où contempler le Mystère et aller respirer un éther sans limite, le monde soudain s’était vidé et l’on avait beau piller la terre, sucer le sang de ses voisins, juste demeurait le vide. Dehors et dedans. Vide. 
Bien sûr, on entendait çà et là des voix dissonantes, fous, guerriers, illuminés qui affirmaient sans repos que l’on s’était trompé de chemin, des idéologues de tous bords venus de la science, de la religion ou de la politique, qui prétendaient à leur tour montrer le bon chemin.
Un mouvement émergea de ce chaos, son aspiration se résumait ainsi : Réenchantons la vie. Plus qu’un véritable mouvement organisé, c’était plutôt une douce et lente lame de fond. Des hommes, de ci de là, souvent isolés, souvent solitaires, muets face au miracle de la vie, émerveillés des beautés du ciel et de la terre, s’éveillaient dans un autre monde, peuplé de richesse et de beauté, plein de sens, où tout ce qui est vivant se relie à la grande spirale de la vie.
Les autres leur disaient : " Pleutres, vous avez peur du vide, vous tremblez comme des enfants et vous inventez un monde chimérique pour vous rassurer. Regardez, vous voyez bien que l’univers est vide et que nous sommes les seuls maîtres. "
Evidemment cela ne les décourageaient pas de continuer le chemin qui s’ouvrait sous leurs pas et de toute façon, ils n’en voyaient aucun autre. Ce chemin était fait d’ombre et de lumière, chemin abrupt qui parfois disparaissait soudain et les laissaient perdus. Chemin de solitude aussi. Mais non pas la solitude vide du néant de l’autre monde, celui des Spécialistes, non, un chemin habité de créatures parfois étranges et toujours inconnues, un chemin de vie de la source à l’océan. Ils se laissaient guider par d’autres nécessités, ils s’abreuvaient à une autre source, une source réellement désaltérante qui renouvelait leur force et leur courage. Ils étaient guidés par cette foi profonde que la vie appelle la vie, que l’amour appelle l’amour, que la mort certes transforme tout, le temps venu, mais que toujours l’amour se renouvelle et accomplit ses œuvres.
Certains se regroupaient en petites communautés pour se consacrer pleinement à cette voie exigeante. Eux aussi on les traitait de lâches, disant qu’ils n’avaient pas le courage d’affronter les réalités de la vie. Mais peu leur importait car ils avaient foi en ce que leur chuchotait leur cœur. Ils devaient ouvrir la voie pour faciliter le passage à ceux qui ne voyaient pas, à ceux qui n’entendaient pas l’appel, à ceux qui n’avaient aucune idée du but. Hors des chemins fréquentés, des routes inscrites sur les cartes, ils suivaient d’obscurs documents anciens presque réduits en poussière par le temps et l’oubli. Et surtout ils se fiaient à eux mêmes ; leurs sens, leur cœur, leur esprit s’ouvraient autant qu’ils leur étaient possible de le faire, ils devenaient vases pour contenir les secrets de l’univers. Ils recherchaient leurs racines, celles de la terre et celles du ciel, ils retournaient humblement vers leur mère nourricière et leur père céleste, les genoux en terre et le cœur tourné vers les étoiles, ils chantaient leur gratitude infinie, ils remerciaient pour le don de la vie, ils demandaient à devenir les serviteurs de la force qui anime le monde et le cœur de l’homme.
Il ne faudrait pas croire qu’il s’agisse là d’un simple retour en arrière, un retour à l’enfance de l’humanité. Dans les temps d’errance à travers le néant, ils avaient grandi, ils n’étaient plus tendres nourrissons, dépendants pour leur survie des plus forts. Certes, ils étaient loin encore de la maturité mais ils voulaient bien grandir et c’était même leur vœu le plus cher, suivre le chemin de la croissance. Ils cherchaient à unir en eux la lumière de la sagesse du ciel et de la terre à celle de la raison et de la science de l’homme. Et n’allez pas croire qu’ils voulaient réaliser un mariage de raison, il s’agissait avant toute chose d’un véritable mariage d’amour. Unir dans l’amour l’homme, la terre et le ciel pour qu’ils deviennent un seul corps, une seule âme et un seul esprit. Il n’était plus question d’être le rouage d’une machine mais la cellule d’un corps. Il leur fallait indiquer un sens et par dessus tout rester fidèles au chemin, à la vérité et à la vie. Et ils allaient sans bruit, sans se faire remarquer. Ils allaient leur chemin vers la lumière dans l’espérance folle que les hommes un jour lassés des chemins obscurs les suivraient vers la clarté éblouissante qui se révélait dans leur cœur d’enfant.
 
Gignac, 23 août 1999
Par Nature Pinter
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Vendredi 28 avril 2006
Démultiplication
Fractionnement
En chaîne
Vers l’infiniment petit
Vers l’invisible à l’œil nu
Jusqu’à l’abstrait.
Un chœur se forme, de nouvelles voix rejoignent l’ensemble, à l’unisson. De l’intérieur du corps, là, très profondément, le corps de la chair. Mais qu’est-ce que c’est que ça ?
Une foule immense, une multitude de voix s’unissent et forment un chœur.En un murmure, une prière s’échappe des lèvres, reprise à l’unisson : " Si tous les hommes de bonne volonté voulaient se donner la main. "
La multitude s’humanise, s’harmonise. Chaque petite goutte se fond et s’unit jusqu’à faire gronder l’océan. La plus petite cellule offre son chant, se donne à ce grand corps de chair. Mais, personne ne m‘avait dit que la chair est une immense chorale à maîtriser !
Nous allons apprendre à chanter ensemble d’une seule voix. Oui, je suis étourdie, vous devenez si légères, petites bulles si légères que mes pieds décollent du sol, ma chevelure s’entrelace aux nuages soyeux, la brise chatouille le pourtour de mes ailes.
Ah, pur instant de bonheur et de grâce. C’est bon, redescendons, allons planter nos racines, chantons la terre.
 
1999
Par Nature Pinter
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Lundi 10 juillet 2006
 
Ouvre les yeux, créature, à travers toi, Dieu regarde…
Il fût un temps où je n'étais que Dieu. Tout seul, je m'ennuyais… dans le Même, je somnolais, immobile et silencieux… sans ailleurs, aucun mouvement… sans alter ego, aucune parole…Ca ne pouvait plus durer, dans ces conditions, Tout ou Rien, c'est du pareil au même…
Dans mon obscurité première, j'eus un rêve, une vision fantastique, une promesse mirobolante, une idée absolument géniale. Je suis Dieu quand même, c'est la moindre des choses !!!
Etant TOUT, j'allais me fractionner et me déployer à l'infini, éternellement… De l'Un, j'enfanterais la multitude. Et ainsi je me connaîtrais et m'expérimenterais, à travers le regard de tous les vivants…
Impatient, presque fébrile, tant j'avais hâte d'inventer toutes les histoires, de jouer tous les rôles, d'habiter toutes les substances, d'évoluer dans tous les temps… D'une prodigieuse inspiration, je me dilatais divinement. Par l'inspir,  mon Verbe libéra chaque particule de mon être et lui insuffla l'autonomie et l'ardent désir de croître et multiplier…
Du rien de l'Un naquit la multitude de Tout…
J'étais le plus heureux des dieux, sans cesse changeant, insaisissable, virevoltant, léger, transparent…
firmament, ange, étoile, trou noir, planète, soleil, ouragan, océan, terre, montagne, volcan, caillou, forêt, baobab, dinosaure, homme, papillon, moustique, alligator, violette, ortie…
à peau, à plume, à poil, à écaille, à patte, à aile, à nageoire…
En tout, je suis le souffle, le feu, la vie qui s'engendre, s'anime et se transforme perpétuellement…
MOI et mes moi, d'un seul cœur battant la cadence, à l'unisson…
Des éons et des éons d'amour, de jeu et de joie partagés, de reconnaissance mutuelle, d'effusions innocentes…
Les particules, engendrées de moi, libres arbitres de leur destinée, se déployèrent dans tout l'univers. Certaines restèrent en liaison constante avec moi, d'autres se reconnectaient de loin en loin, la plupart oublièrent qu'ils étaient les cellules issues de mon corps divin.
§§§§§§§
Ici et Maintenant, moi Dieu, je m'extraie de ma divine réserve pour répondre finalement à vos appels désespérés, vos réclamations coléreuses, vos incessantes jérémiades. Ma trompette sonne le Réveil :
VOUS N'ETES, NE SEREZ ET N'AVEZ JAMAIS ETE, MES VICTIMES IMPUISSANTES ! ME PRENEZ VOUS POUR LE DIABLE ? ? ? ? ?
Vous êtes les créateurs de vos destinées, les acteurs du monde comme il va, les inventeurs de vos religions, de vos sciences, de votre économie, de vos politiques, de votre art, de vos médecines, les grands maîtres de votre évolution.
Ne comprenez-vous pas que vous créez vos existences, comme je vous ai crée moi-même, en toute liberté, selon votre conscience et votre foi, vos aspirations et vos idéaux ?
Particules divines, le souffle de création est en vous, entièrement voué à votre service, à répondre présent à vos moindres désirs. Toutes vos créations sont parfaitement accordées à vos commandements, à l'image et à la ressemblance de vos désirs et de vos peurs.
Que désirez-vous Réellement, bien-aimées créatures ? Le savez-vous vraiment ? Combien de temps vous abandonnez-vous à vos rêves, de tout votre être, avant de les lâcher, par peur, colère, inattention, manque de désir ou de confiance ? Votre monde est le pur reflet de ce que vous manifestez. Regardez-le au fond des yeux, vous y rencontrerez ce que vous n'aimez pas en vous, en lui, en moi.
Le souffle est en vous. Ce que vous n'aimez plus, changez-le, faîtes de nouveaux choix, fermez la porte aux vieux modèles, ouvrez à l'espace les portes de votre imagination.
 
Il est temps d'agir en créateur responsable, que diable ! ! ! vous n'êtes pas impuissants, vous êtes prêts à devenir divinement humain. " Aide-toi, le Ciel t'aidera " comme disait l'autre !
 
A vous de jouer. Et Gooooooo…..
 
Nature prof et tic
Par Nature Pinter
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Jeudi 20 juillet 2006
 
"Sois maître de ton temps et tu seras maître de ton esprit."
 
Dans mon enfance, j'ai eu l'intuition assez tôt qu'être libre, ça commence par être libre de son temps. Toute ma vie j'ai regardé des gens courir après le temps sans en comprendre le pourquoi. A quoi peut bien servir de chercher sans cesse à gagner du temps si finalement on ne prend pas le temps de vivre ? J'étais choquée par l'expression " gagner sa vie ", moi qui croyais naïvement l'avoir déjà gagné par la naissance. Mais apparemment être vivant ne suffit pas, il reste encore quelque chose qui demande à être gagné. Obscur concept que je ne parvenais pas à saisir.
Petit à petit, il m'a semblé que le temps après lequel on court, est essentiellement un temps de l'Avoir et du Faire, magnifiquement résumé par l'idée " Time is money ". C'est là où j'ai pris conscience, la peur au ventre, qu'il me faudrait lutter pied à pied pour pouvoir disposer de mon temps selon ma nécessité propre.
Je ne voulais pas être une plante au rendement artificiel, élevée sous serre, à coup d'engrains chimiques, pour répondre à des impératifs productivistes, qui ne me concernent en rien. J'avais la grande ambition, à laquelle je suis restée fidèle, de croître à mon rythme (plutôt lent), de respecter les saisons de mon âme. Je n'avais que faire de développer mon avoir, je demandais juste à suivre ma pente naturelle, parfaire mon être, me déployer dans l'infini… J'étais totalement décalée, une vraie sauvage arrachée à sa jungle et propulsée, sans transition, dans un monde de dingues, où les déplacements ne se font plus à pied, ni même à cheval, mais à la vitesse insensée des autos, des trains, des avions et même des fusées.
D'emblée, j'étais disqualifiée, jamais je ne pourrais m'adapter à ce rythme artificiellement accéléré, terriblement déshumanisé.
Vers la fin de sa vie, mon père me disait : " C'est étonnant, plus je vais lentement et plus je fais de choses. " Ralentir le temps, c'est sortir du temps abstrait, celui de la pendule, pour épouser un temps intérieur, le temps de la conscience d'Etre, ici et maintenant, pleinement présent dans l'instant. Ce temps là n'est ni quantifiable ni limité, il n'est ni trop ni pas assez, il n'est que qualité. Parce qu'il t'est propre, il répond à tous tes besoins, toujours au bon endroit au bon moment, sans perte, ni course contre la montre. Le moment où l'énergie de réalisation se manifeste est toujours exactement le juste temps pour faire les choses, celui du plein potentiel. Si tu le laisses filer, que tu remets à plus tard, le moment idéal est irrémédiablement passé et tu es condamnée à ramer, toujours à contre-courant.
 
C'est facile à vérifier, il suffit d'observer ce qui se passe quand tu veux contrôler le temps, le subordonner à ta raison, à tes projets, aux nécessités extérieures et ce qui se passe quand tu le laisses libre et que tu te laisses porter par ses courants invisibles.
 
 
 
Pour approcher la réalité des êtres, il est toujours intéressant de regarder à quoi ils consacrent leur temps, au delà des discours, des choix affichés, des intentions, se révèlent là les priorités de chacun, conscientes ou inconscientes, choisies ou subies. Pour exemple, ceux qui n'aiment pas lire préfèrent dire ou croire qu'ils n'ont pas le temps, pendant que les autres prendront toujours ce temps, même limité, en sacrifiant autre chose qu'ils laisseront de côté ou remettront à plus tard. J'ai connu une kiné, une mère de famille, perpétuellement surbookée, qui trouvait le moyen de lire en se lavant les dents ! Prendre pleinement conscience de ce que l'on fait de son temps est un outil de connaissance de première ordre qui permet de mesurer tout le décalage entre nos désirs, nos besoins et nos actes et notre aliénation à l'autre, à la société, aux normes…
 
 
Par Nature Pinter
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Invitation


Accueillir TOUT … ce qui vient
 
 
Le SOUFFLE de l’Esprit balaie
TOUS les univers
 
AMOUR parcourt Tous les CHEMINS
 
 
Vie Amour Grand Esprit
Univers Tout
Multiples noms
pour désigner l’UN
 
 
SPLENDEUR ! ! ! ! !
Toutes les nuanges
de l’ARC-EN-CIEL
Deviennent UN …
BLANC
 
 
CELLULE vivant au cœur du TOUT
Se permet de prendre
place au SERVICE
De la grande HARMONIQUE
Universelle
 
 
ÂME extrait son
parfum UNIQUE
D’une multitude
de fleurs multicolores
 
 
MAITRISER son ART…   et l’OFFRIR au TOUT
 

tendance courbe

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