Mercredi 5 juillet 2006
"J'aime qu'on parle comme on se déshabille, non pas pour se montrer, comme croient les exhibitionnistes, mais pour cesser de se cacher." Comte-Sponville
18 axial 006, Ici Présente
Ma très chère Nature à venir
Ca y est, j'ai lancé l'opération Dazibao, sur la Toile.
J'ai envoyé notre virus courbe justement là,
où les gens aiment jouer avec les mots,
plutôt malin, tu ne trouves pas ?
J'ai senti les premiers symptômes
de la courbure de la pensée,
un doux frémissement.
Pâques,
moment propice par excellence,
pour initier la résurrection
de notre vieille langue
avec le cœur.
J'ai fait un sacré voyage sur la Toile.
Notre langue vieillit mal, elle s'aigrit,
se drape de gris, se rabougrit, manque de vie.
La pensée carrée n'en finit pas
de contempler son passé.
caves, greniers, débarras,
ranimés, remâchés, ressassés, répertoriés.
La vieille pensée se met en boîtes,
bien carrées, bien fermées,
mal digérées.
Je dois t'avouer que j'ai failli abandonner,
une peu trop sonnée
de cette grisaille fatiguée,
découragée, résignée.
Imagine la mort jamais rassasiée
grignotant chaque jour
un peu plus la substance des vivants,
c'est vraiment effrayant.
J'ai été tentée de m'en retourner
sur la pointe des pieds,
dans mon beau pays ensoleillé,
me ressourcer.
La première amorce de courbure
m'a rendu toute mon ardeur.
En mission pour l'avenir,
je me suis engagée à lutter
pour la libération de la pensée.
Alors je me suis lâchée
et j'ai crié. Haut les cœurs !
dis-moi tout