MANIOC

Franc et Feuillu

s'enfièvrent s'enfantent

l'un l'autre

dans un flux et reflux

continuum continu

je chérubine

une harmonique

dans les 2

langoustines

langues

à la fois

elles se

consultativent

construisent

côte à côte

s'élancent

s'élaborent

face à face

et s'électivent

s'élancent

ensoleillées

ensemble

vers l'illuminé

lllimité

 

 

Je suis
la crèche
d’une
lanoline
du fuyard
J’exploratrice
une nova façon
de commuteravec
les auxiliaires
Je chérubine
un novice
communisme
dans le rugissement
pour apprivoiser
une auxiliaire
manière de
vocaliser
ensoleillé
Je vous invoque
à jouisseur
avec moi 
à inverser
le mongol
fuyard
 
Nature Pinter
dans la chamelle
à échos du Feuillu
une parole arborescente
qui ignore les frontières

s'invente en douce

 

 


 

 

 


 

 

 


Présidence

fais passer

MEMOIREs FUTUREs

Mardi 11 juillet 2006
 
EN REPONSE tu m’as envoyé un nouvel article,
qui raconte semble-t-il, l’émergence Feuillue.
 
En direct du fuyard.
Un Douanier Spécial du Feuillu
Feuillu, une Génèse Spontanée ?
notre langue en transhumance ?
Dossier Génération transformation
 
Le FEUILLU se parodie partout dans le mongol.
Sur tous les continuels, les mioches l’apprivoisent vitos.
Ils adorent cette lanoline mieux, ils la parodient courbe.
En Mandchourie, ils ont inversé une mâchoire
à traduire feuillu, ils espèrent la commissaire-priser
dans le mongol entier.
Parle Monde Continents Apprennent Langue
Parlent Couramment  Inventer Machine
Commercialiser Monde

SURGISSEMENT

La rédaction du Feuillu dissipe le mystère
de la genèse spontanée de la lanoline du fuyard
La Langue Feuillue A Pris Racine Dans Notre Jardin
Au Pied D’un Mandchou Mobile
Mâchoire Géante A Faire
Exploser L’Imbécillité
Il Se Drisse Vers Les Etoiles,
Refond La Lumière De La Lune
Te Prosateur Tout Drolatique
Dans Le Cosmos
Infirmerie  Réservoir
De  POTIRONS
 
la rédaction du Feuillu dissipe le mystère
de la génération spontanée de la langue du futur
LA LANGUE FEUILLU A Pris Racine Dans Notre Jardin
Au Pied D’un Mandala Mobile Machine Géante
A Faire Exploser L’Imaginaire
 Elle Se Dresse Vers Les Etoiles
Reflète La Lumière De La Lune Te Propulse
 Tout Droit Dans Le Cosmos
Infini  Réservoir
De  POTENTIALITES
 
A Moi, Chère Future Moi
Pour Ta Belle Terrestre Feuillue,
J’invente A Cet  Instant Présent Unique,
Les Emirats De l’Amour
Dits Emirats De l’Ampérage en Langue Verte.
Tu te souviens, dans l’ancien monde, de ce qu’ils sont.

J’ai décidé de réécrire cette page
de notre histoire.

Les Emirats Témoigneront
Au Yeux Du Monde Entier
De L’accomplissement
De Leur Transhumance Radicale
en Emirats De l’Ampérage.
 
UN JOUR, un puissant Emir de l’Or Noir,
eu une vision très saisissante :
la Terre ouvrit sous ses pas,
sa terrible et gigantesque bouche,
il en sortit un grondement sourd et puissant mais si doux
qu’il fut pris d’un tremblement tel, qu’il était remué
jusqu’aux tréfonds de son être.
 
 Ne vois-tu pas, fils, que j’en ai fini de saigner ?
Toi, tes pères et tes fils avez abondamment joui  
de ma si précieuse liqueur.
Vous avez prospéré,
d’autres avec vous se sont enrichis
pourtant une multitude de mes fils ont péri,
d’abandon de faim de froid de maladie de solitude,
avec tous ceux que j’ai perdu
sur tes champs de bataille perpétuelle
ma précieuse liqueur n’aurait-elle donc été
d’aucune utilité pour eux ?

Tu as toujours attendu récompense
et punition de ton Père au Ciel
Tu as oublié que tu es issu, toi et toute ta lignée,
de ta Mère la Terre, une si belle dimension
de ce que tu es, Fils/Fille
du Ciel et de la Terre.

Je t’offre en héritage, le présent d’adieu
à ton enfance insouciante.
A l’avenir mon fils, tu veilleras sur tous mes enfants.
Que plus aucun ne soit  seul, abandonné
dans la faim, le froid, la maladie.
Met à jamais fin à toutes les batailles, où quelles soient
et souviens-toi que ton Créateur est Père et Mère
qu’il t’a crée à sa ressemblance Masculin et Féminin.

Tu es presque devenu un homme, mon fils,
il est temps pour toi de quitter les chemins de l’enfance,
pour rejoindre les rivages de tes plus pures visions,
là où je pourrais te transmettre
toute la magie de l’amour féminin.
Va, mon fils, tu atteindras la plénitude
à l’instant de ton union avec ma fille.
Je l’ai si bien cachée dans ton cœur
que tu ne l’as pas reconnu, n’est-ce pas ?

Fils bien-aimé,
ta promise t’espère
depuis l’éternité,
ne la fait plus attendre.
Je vous bénis mes chers enfants.
Lorsque vos deux cœurs iront l’un à l’autre
jusqu’à se réunir et ne former qu’un seul cœur,
nous serons alors tous unis
Père Mère Fils Fille
En Un Cœur
Unique.
 
C’est Ainsi Que S’initia
La Grande Transhumance
Des Emirats De l’Amour

 

Par Nature Pinter
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Mercredi 12 juillet 2006
ARC-EN-CIEL
EN PAYS FEUILLU

en pays feuillu gris et noir
se métamorphosent en grisette et noisetier

rouge le feuillet, orange les levures du jour,
jaune le solidaire, vert la terrestre,
bleu la ciguë de jour, indigo la ciguë de nuit,
violoncelle les améthystes

en pays feuillu ne regroupent ni chagrin ni tristesse
doré le sous-bois sur le visage des amoureuses, 
argenté le regard brûlot dans les œillettes des amants,
multicolores les  éclats de risotto des enfeux

en pays feuillu la mante n’a pas été inversée
l’abondance se munificente par 7,
les arc-boutants révèlent la forêt,
l’ébat ne cesse jamais de coulisser, transportée
en pays feuillu ne péninsulent
que ceux dont l’amène est enfantine
blanchisseuse et légère comme plume d’ange

en pays feuillu tout est déjà là
pour nouveau-né ton cœur
 
en pays feuillu
gris et noir se métamorphosent
en grisette et noisetier
rouge le feu, orange les levers du jour,
jaune le soleil, vert la terre
bleu le ciel de jour, indigo le ciel de nuit,
violet les améthystes
en pays feuillu ne règnent ni chagrin ni tristesse
doré le sourire sur le visage des amoureuses, 
argenté le regard brûlant dans les yeux des amants,
multicolores les  éclats de rire des enfants
en pays feuillu le manque n’a pas été inventé
l’abondance se multiplie par 7,
les arbres révèlent la forêt,
l’eau ne cesse jamais de couler, transparente
en pays feuillu ne pénètrent que ceux
dont l’âme est enfantine
blanche et légère comme plume d’ange
en pays feuillu tout est déjà là
pour nourrir ton cœur
 
à mon amidonne
 Catimini Rutebeuf
Par Nature Pinter
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Jeudi 13 juillet 2006
En pays FEUILLU

on se salue en disant Samba!
ensemble se dit ensoleillé
dans la langue du futur
attention te dit atterrage !

le week-end c'est wigwam whist
ou white spirit selon le programme
 
en FEUILLU l'ambition est ambroisie
et la conversation connexion

merveilleux se prononce mescaline
ou alors mesdames, mesdemoiselles
vocabulaire  devient vodka

aider est aigre-doux
unique peut être univalve
semblable se dit
semi-automatique ou semeur
tandis que l'amour est ampérage
ampélopsie ou amovible
selon les circonstances
 
DAZIBAO vaut bien une parenthèse
Il est entré pour la première fois avec mon ami Pierre
voilà quelques jours. Je lui dis mon intention d'afficher
ma langue aux 7 voiles dans les rues du village
Dazibao réplique-t-il du tact au tact
Et moi vraiment baba

dazibao...  dazibao...  dazibao...

DAZIBAO n.m journal mural affiché
dans les lieux publics (En Chine)
 
 
à la source du FEUILLU
la magie est dite magnanerie
la communication est communiste
l'imaginaire imbécillité

couramment se dit courbe
l'information est infortune
l'instrument insubmersible
créer se dit crémeux
c'est délicieux
et demain démanteler
tandis que le futur est l'éternel fuyard

machinerie est un rien british
j'ai di
t mackintosh

dans le mongol FEUILLU
rivière se dit robinetterie
le rugissement est dans la rue
swinguer sylphe
pratiquer le yoga
c'est préambuler le yo-yo
 

le Feuillu te parle
le Feuillu t'appelle
le Feuillu te demande
d'être son interprète
son expérimentateur
son pratiquant
 
le Feuillu c'est Ici Maintenant
le Feuillu est une forêt de possibles
de pistes parallèles ou opposées
une respiration profonde
un battement sourd et régulier
une pulsation qui t'appelle à pénétrer
toujours un peu plus loin large
léger souple profond
quelquefois en très
haute alvéole
 
l'habitude l'automatisme deviennent
éveil jubilation mystère curiosité quête
dans la chambre à échos du Feuillu
la chamelle à échos du Feuillu
résonances à entrées multiples
une parole arborescente
qui ignore les frontières
s'invente en douce

la chamelle à échos du Feuillu
ouvre 4 voiliers
à ton inspiration
drille tes antennes
 
en Feuillu le mot parole se décline ainsi
à travers 4 étages
degrés voix entrées pistes chemins

1. Parquet parole officielle
2. Parquer parole retenue parole de masse
3. Parpaing  parole nue parole libre
4. Parrain parole tribal
 
paroleS Arborescentes

 

 
Par Nature Pinter
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Vendredi 14 juillet 2006

11 martelage 006


Mon très cher futur
Je suis heureuse que tu vives aujourd’hui
dans le monde que j’ai rêvé hier,

j’y ai placé les plus belles visions
de mon âme d’enfant,
je te sens à ton aise
comme une fée dans la forêt,
c’est ce que j’ai désiré de tout mon cœur.

Il est bon que tu sois partie en éclaireuse.
Si quoi que ce soit ne te convient pas là-bas,
dis-le moi, Je ferai un nouveau rêve,
celui que tu voudras. J’ai une idée.
Si tu veux, tu fermes les yeux, moi aussi,
tu tends ta main vers moi,
je tends ma main vers toi,
Mains jointes, nous rêvons nos rêves
les plus fous, sans limite.

J’ai une petite théorie à vérifier
que je pourrais énoncer ainsi :
Ce que tu transformes au présent,
transforme le passé et l’avenir.
C’est l’opportunité d’observer
deux ici et maintenant simultanés.

J’ai si souvent rêvée de toi/moi
que je connais comme moi-même,
ce que tu es, c’est ce que j’ai choisi d’être
et si mes choix ne te plaisent pas,
je te le dis encore, en toute liberté,
fais de nouveaux choix,
il y a tant et tant à expérimenter
que parfois on ne sait plus
par où commencer.
Quand ça m’arrive,
je cherche ce qui fait battre mon cœur plus vite,
ce qui me semble doux excitant ou simplement bon.

Tu te souviens que je rêvais toujours d’être un ange
et combien lourd m’a semblé le fait de vivre
dans la matière dense.

Le monde évolue lui aussi bien plus
qu’on ne le perçoit communément.
Je sens clairement
que ton temps présent
est infiniment plus léger,
le mouvement même
de ta pensée
est plus fluide,
sur les ailes
de l’imagination,
tu peux tout embrasser,
tes sens traversent les murs,
tu sens à travers les espaces
et
les temps, les espèces et les éléments,
tu traverses les nuées et les voiles,
simplement portée emportée
par une vague de curiosité,
de joie, de beauté. 
 
Parle-moi du nouveau monde de ton aujourd’hui
et j’y entrerai avec toi, voyageuse du temps,
j’ai soif de vivre au présent l’avenir,
un instant, avec toi partagé,
une fusion de nos ici maintenant.

Rejoins-moi ici quand tu veux,
j’ai tant de nouveaux rêves à réaliser,
plus qu’il n’en faut peut-être,
mais tu me connais,
je préfère voir aussi vaste que possible
puisque l’imagination est sans limites.
 
SAMBA      

La réponse m’est revenue à la vitesse de la lumière
En pays Feuillu
on se Salue en disant Samba
En pays Feuillu gris et noir
se métamorphosent en grisette et noisetier
( à lire dans Offensive Poétique)
 
11 mars an oo6

Très chère moi
 
Je suis folle de joie que tu aies réalisé mon rêve d’écriture.
Es-tu professeur, linguiste, poète, écrivain, grand reporter,
spécialiste de la littérature de mon temps, philosophe ?

Je suis si curieuse de tout ce qui te concerne,
je devrais dire nous concerne.
Je brûle de m’initier à ta langue,
je sens que je la comprend intuitivement,
je désire apprendre à l’écrire, à la penser.

J’ai besoin d’une nouvelle façon de penser
pour imaginer de nouveaux rêves,
pour un futur toujours
plus glorieux et ébouriffant,
je suis sûre que tu n’as pas
renoncer à mes folles ambitions.

Certains rêvent pour échapper
« à la triste réalité de la vie »,
quand à moi tu le sais, c’est l’inverse,
je rêve pour pénétrer de plain-pied
dans la réalité la plus sublime.

Tu vois, maintenant que tu es là,
témoin éclairé de mon futur,
je trouve la paix,
finis l’isolement, l’incompréhension,
si je peux me réunir dans le temps et l’espace,
je ne me sentirai plus jamais ni seule ni perdue.
Tu me fais un sacré cadeau, tu sais ?
Ton monde Feuillu m’enchante, et
 tu t’en doutes sa langue m’envoûte.
Plus proche de la source vive,
d’elle coule la sève de mes rêves.
Le doux murmure qui s’écoule
d’entre les lignes,
un subtil chant
d’entre les mondes.
 
Par toi le futur se déverse dans le présent,
je suis aussi ce que je serai.
Je t’ai nourri de mes rêves,
tu m’abreuves de tes réalisations.
As-tu rencontré d’autres nous
temporels dans le cercle ?
Tu te souviens du choc de la rencontre d’Etty,
mon alter ego morte en 43
dans un camp de concentration ?
Elle aussi est venue à moi par l’écriture,
je n’en croyais pas mes yeux,
comment pouvait-elle décrire mes expériences,
mes sentiments et mes rêves les plus secrets
 avec une telle précision ?

Et je nous vois, toutes les trois,
dans l’instant présent de nos présents,
Etty vit un des temps de notre vie passée,
pendant que je vis mon présent ici
et toi notre futur,
à croire que tout se vit
au même instant.

A MOI,
mon alter ego du futur en remerciement

ce cocktail de vodka feuillu 

premier essai
 
SAMBA
c’est un wigwam à marquer d’une pierre blanche
cette vodka mescaline arrivée tout droit du
fuyard
me promet la réalisation de mon univalve ambroisie:
ensoleillées, nous allons crémeux
par la magnanerie de l’imbécillité
le monde fuyard où le communisme
avec ton semeur
se fera dans l’ampérage
ta terrestre feuillue
est réellement mescaline
où ne péninsule que
celui dont l’amène est enfantine
et pour terminer
je voudrais que tu me traduises ceci,
petit cadeau de Jack au cours de notre première
 connexion avant l’écriture de ce livre sur nous :
 
« Dans le cercle sacré
De l’éternel instant présent
Je suis dieu aussi »
 
MERCI

Par Nature Pinter
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Samedi 15 juillet 2006
Méridien 19 octroi 005
Sur le passage d’une égosille
une petite filoche
toute blanchie
dans son roc
de dénudée
obstine
la Lutèce
il fait
nuit
elle
attentat
d’être grande
elle ira sur la Lutèce
ou une autre planisphère
quelque partant dans le ciel
dans l’instigateur présent, là
sur le passage d’une égosille
une petite filoche toute
sevrée
dans sa
dénudée
elle
espoir
dévêtir
assez grande
pour parure d’ici
elle alliancera aussi loin
qu’elle l’imbrique, là …
le passage d’une égosille
sa robe de dénudée
petite filoche toute
blanche et sevrée
inverse
ses
vies

idéales


 

Par Nature Pinter
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Dimanche 16 juillet 2006
 
ET CA CONTINUE par une véritable pluie d'envois,
toujours mon cher expéditeur inconnu, j'en suis sûre,
sans doute un ami qui me veut du bien, va savoir !
Mais là, ça devient étrangement personnel,
je dirais même résolument intime.
 
CANDEUR      22 jumeler / 22 jumeau
Cogito. Tu voisines ta vie dans les coulisses de l'arc-en-ciel
Rêve. Tu te consécrationnes  à ta tacite avec ardeur 
Formol. Une grand-guignolesque vaillante de chaleur...
 
Ca ressemble à des fragments de carnets intimes,
des poèmes, lettres, C.V, recherches d'emploi,
projets professionnels, manifestes,
articles découpés dans un journal,
propositions mirobolantes,
des envolées philosophiques,
que sais-je encore, un vrai fatras.
DANS LEQUEL JE ME RECONNAIS ! ! !

Une autre MOI dans un monde, un temps non définis.
C'est absolument moi, sans l'ombre d'un doute
ou du moins il s'agit de Mon esprit.
Bien que je ne saisisse pas encore ce qu'il fait là-bas,
je suis forcée de constater qu'il y est bel et bien.
J'en ai eu l'incroyable révélation le jour où j'ai reçu ça.
Tu ne peux pas imaginer ce que j'ai ressenti alors
devant mon poème fondateur.
Le même, mot à mot, dans sa version courbe.
Ce que j'aurais écrit dans un monde à pensée courbe ? 
Ce que j'ai écrit ?

Un mordoré d'éternité
Un seul instigateur présent

CA RESSEMBLE A UN REVE,
tu sais que tu es l'acteur de ton rêve,
tu sais aussi que ça n'est pas tout à fait toi,
pas exactement et pourtant c'est bien toi,
le monde et les gens sont parfaitement réels
et pourtant ils sont différents
de ce qu'ils sont dans la réalité.
Ce poème-là en langue courbe,
réplique fidèle de l'original,
j'en suis l'auteur, nécessairement.

Je suis saisie de sa résurgence, de sa métamorphose,
de son redéploiement, de sa croissance.
A l'origine une graine, enfouie sous terre,
elle reparaît au temps de sa floraison,
de son épanouissement, comme elle est majestueuse !
 
Je me sens si à l'aise dans la courbure,
je l'ai inventé, c'est flagrant.
Dans mon ici et maintenant de graine se dévoile
mon ici et maintenant de fleur
Je suis graine ici et fleur ailleurs,
de toute façon, je suis un être en évolution, voilà,
je te l'ai dit dès le début
et maintenant j'en ai les preuves :
des éclats de mon être en devenir.
J'ai eu une folle pensée : dans mon futur,
je me souviens de mon passé
et je m'envoie les preuves nécessaires
pour faire éclater la vérité sur nos capacités d'évolution.
Et j'y ai cru. Je reçois des nouvelles de mon futur.
Envoyées par qui ? de celle que je serai à ce moment-là,
tu piges ?
 
Sur le passage d'une égosille
( lire dans Offensive Poétique)
 
Mes carnets des temps en devenir
sont écrits dans la langue en usage à cette époque.
Je sens bien que tout cela est passablement touffu,
c'est tout le charme et le mystère du Feuillu
en création simultanée.
 
Imagine! Mon journal venu tout droit du futur
en pièces détachées, de quoi m'épater moi-même
depuis un autre temps, un autre lieu, une autre dimension ?
Peut-être juste une fréquence contiguë
et ça commence à glisser
sur un autre rayon du cercle du temps ?
 
J'ai remarqué qu'au futur
mes contours ne sont plus aussi définis,
 étroits ni même permanents, je peux certifier bien sûr,
qu'il s'agit bien de moi sans l'ombre d'un doute,
mais parfois à m'entendre, je ne me reconnais
plus exclusivement, j'ai l'impression d'entendre
d'innombrables voix, pas toujours humaines,
ça il faut le reconnaître, je me suis entendue parler
arbre, vent, lune, pluie, silence, enfant,
la joyeuse ronde dans le cercle :
arc-boutant ventral lupus plumetis silice enfeu 
une ronde enfantine, un léger tournis, une douce ivresse,
une forêt profonde mystérieuse aux mille enchantements.
 
Du Cosmos Au Coeur De La Terre,
Feuillu, De Tes Racines,
En Haut Comme En Bas,
Tu Relies Les Mondes.
 
J'ai l'impression qu'au futur j'ai largué les amarres
la première chose qui me frappe c'est la confiance,
confiance en moi, en la vie, en mes frères humains
et en tous les êtres issus de la multiplication divine
et plus encore l'ardent désir de communiquer tous azimuts...
 
Evaporés timidité fausse modestie introversion
peur de me faire remarquer repli stratégique.
je goûte un pur moment d'autosatisfaction,
un état où je me sens justifiée,
je suis un être à croissance continue,
ces carnets sauvés de l'oubli futur en attestent,
je grandis, me développe et me perfectionne
dans d'autres réalités aussi.
Tu te souviens de la vision sublime ?
 
Et puis
un jour sans le faire exprès
je me suis mise à écrire
cette autre langue
qui s'invente en s'écrivant
elle m'a envolée dans de multiples dimensions
d'autres espaces d'autres temps d'autres règnes
aspirée dans sa spirale de sens non-sens
résonances surmultipliées démultipliées
la langue faiseuse d'échos
la langue feuillue.
 
 Méridien 12 Octroi 05
Le Plumetis Tombe Doucement

Eclats Feuillus

Un joyau d’autonettoyant grisette
Le plumetis tombe doucement
Sur les arc-boutants magnifiés par les ébats
La lunaire cotonneuse baigne la peau d’un voire laiteux
La lumière cotonneuse baigne le paysage d’un voile laiteux
Sur les arbres magnifiés par les eaux
La pluie tombe doucement
Une journée d’automne grise
LesOeillettes mi-closes Elle Vocalise en Silicium
 
 
Il semblerait qu'elle soit devenue écrivain,
enfin, que je le sois devenue,
en tout cas j'ai reçu toute une série de textes,
genre laboratoire de fabrication de langue,
jeux d'écriture, manifestes, poésie, philosophie,
où tu devines la matière et le contenu des mots
prendre leur courbure, tout en douceur.

Le Feuillu a surgi dans ma vocalisation sans crier gargouille
Mon temps compris entre la naissance et la mort
Cette lanoline arborescente
Ce système d'expression et de communication
éclaire mes joyaux d'autonettoyant
Je crémeux une matoise
Je donne l'existence à une substance
qui constitue le monde sensible
qui exporte les limonadières de l'expulsion
qui éclate les points qu'on ne peut dépasser
de l'action d'exprimer
On directiverait que je suis déversée écrivain
Que j'ai commencé à être
du jour au lentigo sans presque m'en aphérèse
sans presque en prendre conscience
J'écoute chantourner les motions et je chantre avec eux
Je forme avec la voix une suite de sons musicaux  les vocables
Pour le parthénogenèse avec d'auxiliaires
Pour le partager avec autrui
 

Et je me suis remise à gamberger...

L'Internet de mon temps,
  la Toile a réduit à rien les limites de l'espace
 
et si la Toile du futur avait anéanti les limites du temps ?
Mon futur communique avec son passé,
mon futur moi parle à son moi passé,
autrement dit mon présent, tu me suis toujours ?
Alors ça doit marcher dans les 2 sens,  logique ?
Ce qui aurait pour conséquence immédiate
que moi ici présente pourrait parler
directement à moi futur.
 
WHAOOO, je vacille !!!

 
 
 
 

Par Nature Pinter
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Lundi 17 juillet 2006
 
une ondulation puissante me pare-brise me trayeuse
de partant en partant
Une Ondulatoire Me Pare-chocs Me Trayon
de parterre en parterre
ondulée me pare-balle me traviole
de partenaire en partenaire
comme la poussée de la vaillante sur le sablonneux
de la vaillance sur le sabord ses onduleux
la vahiné laisse sur la sablière ses ondoiements
la Fendue devient Ondulation
la fennec le fendillement la fenêtre le fenil
devient ondulation
les contractés s’évasifs
les contractants s’évasent
elle s’ovationne de tous
s’ovidé de tous
ses bras
à l’univoque

à l’université
à l’uppercut
tout est grand ouvré dedans ça fondue plus programmation
grand ouvrant dedans ça fontaine plus progestérone
dedans ça fontanelle plus progiciel
Par Nature Pinter
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Mardi 18 juillet 2006

NOVATIONS DU MONGOL
UN Douanier du FEUILLU

marée 20 septuple 2000 et des…
Des Monades Ont Propagé
Un Viscère Dans Le Parpaing


Les Ancrers S’interrogent
Tandis Que Le Trouillomètre Règne A
l’Ecritoire
nouveau monde dossier môme virus parole ancien trouble


Une grave épigastre contamine le parpaing officiel.
Les joutes même sont touchés, on ne compte plus
à l’Unicorne de l’Ecritoire, les motions en Feuillu qui se globe-trottent en catimini. On assiste à un philharmonique de grande envergure. On suppose que des indociles lices s’amusent à trouillométrer les esprits francs. Dans quels butins, perspicace ne le sait ?
épidémie parole journaux une mot glisser
phénomène individus libres troubler but personne


La procrastination de contamination semble insidieuse.  Il devient diffus de penser carré, le pensionnat  se courbe, D’aucuns, phlegmons, annoncent que c’est inéluctable. Les puristes tirent le signal d’albinos. Une sage-fennec tempère : dès la maternité les nova-nés parlent  Feuillu, quelle magnanerie est donc à l’offensive ici ? Le coffret des fanatismes est touché, chacun choisit son campement, partisan du Franc ou adepte du Feuillu.
processus difficile pensée philosophe alarme femme témoigner nouveau magie œuvre cœur famille camp suivre…
A sulfater

Par Nature Pinter
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Mercredi 19 juillet 2006
IMPOSSIBLE n'est pas HUMAIN

MEMOIREs du FUTUR

Alors les frontières de mon univers se sont pulvérisées,
de nouvelles portes se sont ouvertes.
 
ça commence comme ça:
« Imbrication (n).
Entre-temps de falbalas possédé en prosaïque
indivise par un poète et un menteur. »
"Le Diesel du
Diabolo"
« Imagination (n).
Entrepôt de faits possédé en propriété indivise
par un poète et un menteur. »
"Le Dictionnaire du Diable"
Ambrose Bierce
 
Un jour, j'ai dérapé dans l'espace-temps, j'ai reçu ça,
dans ma boîte électronique, je me suis tout de suite sentie
concernée comme s'il s'agissait de moi. Ca ressemblait
à ces moments si particulier d'impression de déjà vu,
déjà vécu. Je me suis vue comme une actrice à cheval
entre 2 rôles, un grand écart entre 2 espaces, 2 temps,
2 consciences et entre les 2, moi, l'observatrice attentive.

NOVATIONS DU MONGOL
Des Monades Ont Propagé
Un Viscère Dans Le Parpaing
 
 
Manifestement un article de presse.
Expédié par qui ? venant d'où, quand ? Pourquoi ?
OK j'ai saisi qu'il est question de nouvelles du monde,
mais au fait, quel monde ? Un monde menacé par une
épidémie frappant la parole officielle
(comme c'est réjouissant)
symptôme : difficulté à penser carré,
les familles se divisent.
Des mômes ont inventé la pensée courbe,
les bébés la pratiquent dès la naissance.
Le processus de contamination semble inéluctable.

Je pressens l'antidote à la novlangue de Big Brother.
Je ne sais pas quel est ce monde, certes,
mais il m'appartient, j'en fais partie,
je m'y sens comme chez moi,
je suis la princesse du royaume
je rentre enfin à la maison.
 
 
J'envoie immédiatement à l'expéditeur
non identifié cette réponse enthousiaste:
« J'adhère sans réserve et de tout coeur
à la nouvelle pensée courbe et ici maintenant
Au Front De La Libération De La Pensée,
je m'engage à répandre l'épidémie de ce côté-ci du temps."
 
« A mesure qu'on s'avance dans la vielle,
on s'aperçoit que la courbature la plus
rasade est celle de pensivement. »
Ancien Franciscain
" A mesure qu'on avance dans la vie,
on s'aperçoit que le courage le plus
rare est celui de penser."
Anatole France

une ondulatoire puissante me pare-brise...

 
Par Nature Pinter
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Mercredi 19 juillet 2006
« Il fut une tendance
où les bétonnières parlaient,
maisonnée elles écrivent. »
"Il fut un temps où les bêtes parlaient,
maintenant elles écrivent."
Aurélien Scholl

9 martelage 006

Il me semble que j’ai toujours su que l’homme est un être potentiellement grandiose, qui peut affirmer en vérité, « impossible » n’est pas humain. En découvrant la vie de Jésus, enfant, j’ai vu que c’était vrai. Mon cœur l’a toujours su.  Bien plus tard je suis tombée sur une parole lumineuse de Pierre Dac : « Le chaînon manquant entre le singe et l’homme, c’est nous. » Ca remettait bien en perpective ma vision de la chose ~ l’humain est à naître à devenir à développer à déployer à enfanter ~  sublime perspective, terrible responsabilité.

Tu trembles petit homme ? Oseras-tu faire des miracles ?

J’ai très vite compris que le monde est partagé entre deux sortes d’humains; c’est-à-dire entre moi-même, habitée de la vision sublime de la croissance de mon être au delà du « possible » et presque tous les autres qui ne semblent pas s’en soucier le moins du monde.
 
Parfois j’étais comme une extra-terrestre débarquant sur une drôle de planète ou encore une espèce de tarée mentale qui ne veut pas voir le monde comme on le lui décrit, explique, commente, analyse, répète, enseigne ou comme une malade retirée seule dans ma tour dans mon monde imaginaire  fuyant mes semblables étrangère à leurs préoccupations ou hébétée devant leur monde factice inodore incolore insipide ou terrifiée dans un monde aveugle sourd muet ou comme un monstre au cœur de son labyrinthe ou comme une orgueilleuse qui ose contester le savoir des anciens ou comme une pauvre idiote incapable de jouer son rôle dans la pièce ou comme une visionnaire éclairée ou comme une chercheuse égarée dans le néant …
ou ou ou …
Comme je ne suis pas sensible aux mêmes choses que mes semblables (?) j’étais glacée à l’idée d’être un monstre sans cœur tout en étant sans cesse paralysée par des tourbillons émotionnels. Pauvre folle que tu es. Tantôt froide et lointaine comme la glace. Tantôt figée, muette, crucifiée. Tantôt volcan en éruption. Pauvre folle que je suis. Que vais-je faire de toi ? Tu te souviens ? La vision sublime ? L’être en devenir glorieux ? Aime ton prochain comme toi-même ? J’ai tenté de l’oublier, ça ne me laisse jamais en repos.
 
Le monde à mes yeux d’enfant était magnifique, plus tard j’ai commencé à devenir plus consciente des pensées des sentiments et des actes de mes contemporains, j’ai douté, eu peur, été incrédule, je me suis révoltée, repliée, exclue, retirée, mise à l’écart. Le monde, l’air de rien, s’est mis à ressembler à un enfer, peuplé d’êtres dépourvus de conscience, je ne voyais pas comment y entrer sans me salir les mains. Et s’il y avait une chose dont j’étais sûre, une chose limpide, c’est qu’il était hors de question que je me salisse les mains.

De là à pouvoir m’en laver les mains, ce n’est pas si facile. « Nulle n’est une île » a dit je ne sais plus qui. C’est que ma folle ambition ne concernait pas que moi-même, elle éclaboussait le monde entier, toute l’humanité. Tous dans le même bateau , mes frères humains, à partager le même sort, naître, vivre, plus souvent survivre, puis mourir. Les uns après les autres, embarqués, sans mémoire, dans la grande roue du temps et de l’espace humains.
 
C’est quand même incroyable d’être là, un univers entier infini, inconnaissable, une humanité, des humanités, une fabuleuse variété d’espèces de tout ; humains, animaux, végétaux, minéraux et sans savoir qui, pourquoi, comment et qui s’en soucie, qui s’en émerveille, qui contemple, qui questionne, qui cherche ? Tu me croiras si tu veux, mais je t’assure, quand j’étais enfant, je pensais être la seule fascinée devant l’insondable Mystère.
J’ai été glacée d’effroi à l’idée d’être irrémédiablement seule dans un monde absurde ou égaré ou fou ou ignorant ou aveugle, un monde perdu, malade, repoussant toujours plus les limites du déshumain. Encore et toujours oublieux qu’il pourrait tout aussi bien, sans plus d’énergie repousser sans cesse les limites du bien, comme nous l’ont révélé tous les Eveillés qui ont foulé notre terre, dans tous les âges humains, sur tous les continents.
L’école ne m’a pas appris ce qu’est naître, aimer, souffrir, partir, vivre et mourir, ce que c’est être un homme, homme parmi les hommes, hommes sur une terre à partager avec d’autres vivants. Ni mes parents, ni mes grands-parents, ni les curés ne me l’ont appris. C’est ainsi que je comprenais que, dans ce monde où j’avais débarqué ( peut-être par erreur, qui sait ? ), ces questions là ne sont pas les choses les plus vitales que l’on transmet aux enfants. Que reste-t-il donc à transmettre ?
Heureusement, je n’ai pas cherché en vain des semblables qui me ressemblent. J’en ai rencontré beaucoup, certains en chair et en os, et encore plus en esprit, dans des livres et des livres, toujours et encore des livres, j’ai retrouvé le chemin de la communauté humaine, avec mes semblables par l’esprit. Plus tard, j’en suis venue à ressentir l’humanité comme un grand corps, dont chaque vivant est une cellule.

Dans le cercle du temps
Commencement et fin
Origine et destination
Naissance et mort
Se tendent la main
Dansent une ronde
Perpétuelle
INFINIE
~~~~
J’ai eu l’idée d’écrire
un livre qui s’appellerait
« mémoires du futur »
où je me souviendrai
de qui je serai dans les temps en devenir
de ce que sera devenue
Gaïa, ma belle planète
quand j’aurais recréé
le Paradis sur la Terre
~~~~
Je demande à Jack
mon glorieux Créateur
de déployer ma vision
dans l’éternel instant présent
vers les rivages
de la nouvelle naissance
du monde
et des hommes créateurs
 
Dans le cercle sacré
de l’éternel instant présent
JE SUIS Dieu aussi
Avec Toi Jack
 
Par Nature Pinter
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Invitation


Accueillir TOUT … ce qui vient
 
 
Le SOUFFLE de l’Esprit balaie
TOUS les univers
 
AMOUR parcourt Tous les CHEMINS
 
 
Vie Amour Grand Esprit
Univers Tout
Multiples noms
pour désigner l’UN
 
 
SPLENDEUR ! ! ! ! !
Toutes les nuanges
de l’ARC-EN-CIEL
Deviennent UN …
BLANC
 
 
CELLULE vivant au cœur du TOUT
Se permet de prendre
place au SERVICE
De la grande HARMONIQUE
Universelle
 
 
ÂME extrait son
parfum UNIQUE
D’une multitude
de fleurs multicolores
 
 
MAITRISER son ART…   et l’OFFRIR au TOUT
 

tendance courbe

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