MANIOC

Franc et Feuillu

s'enfièvrent s'enfantent

l'un l'autre

dans un flux et reflux

continuum continu

je chérubine

une harmonique

dans les 2

langoustines

langues

à la fois

elles se

consultativent

construisent

côte à côte

s'élancent

s'élaborent

face à face

et s'électivent

s'élancent

ensoleillées

ensemble

vers l'illuminé

lllimité

 

 

Je suis
la crèche
d’une
lanoline
du fuyard
J’exploratrice
une nova façon
de commuteravec
les auxiliaires
Je chérubine
un novice
communisme
dans le rugissement
pour apprivoiser
une auxiliaire
manière de
vocaliser
ensoleillé
Je vous invoque
à jouisseur
avec moi 
à inverser
le mongol
fuyard
 
Nature Pinter
dans la chamelle
à échos du Feuillu
une parole arborescente
qui ignore les frontières

s'invente en douce

 

 


 

 

 


 

 

 


Présidence

fais passer

Mercredi 19 juillet 2006 3 19 /07 /Juil /2006 20:01
« Il fut une tendance
où les bétonnières parlaient,
maisonnée elles écrivent. »
"Il fut un temps où les bêtes parlaient,
maintenant elles écrivent."
Aurélien Scholl

9 martelage 006

Il me semble que j’ai toujours su que l’homme est un être potentiellement grandiose, qui peut affirmer en vérité, « impossible » n’est pas humain. En découvrant la vie de Jésus, enfant, j’ai vu que c’était vrai. Mon cœur l’a toujours su.  Bien plus tard je suis tombée sur une parole lumineuse de Pierre Dac : « Le chaînon manquant entre le singe et l’homme, c’est nous. » Ca remettait bien en perpective ma vision de la chose ~ l’humain est à naître à devenir à développer à déployer à enfanter ~  sublime perspective, terrible responsabilité.

Tu trembles petit homme ? Oseras-tu faire des miracles ?

J’ai très vite compris que le monde est partagé entre deux sortes d’humains; c’est-à-dire entre moi-même, habitée de la vision sublime de la croissance de mon être au delà du « possible » et presque tous les autres qui ne semblent pas s’en soucier le moins du monde.
 
Parfois j’étais comme une extra-terrestre débarquant sur une drôle de planète ou encore une espèce de tarée mentale qui ne veut pas voir le monde comme on le lui décrit, explique, commente, analyse, répète, enseigne ou comme une malade retirée seule dans ma tour dans mon monde imaginaire  fuyant mes semblables étrangère à leurs préoccupations ou hébétée devant leur monde factice inodore incolore insipide ou terrifiée dans un monde aveugle sourd muet ou comme un monstre au cœur de son labyrinthe ou comme une orgueilleuse qui ose contester le savoir des anciens ou comme une pauvre idiote incapable de jouer son rôle dans la pièce ou comme une visionnaire éclairée ou comme une chercheuse égarée dans le néant …
ou ou ou …
Comme je ne suis pas sensible aux mêmes choses que mes semblables (?) j’étais glacée à l’idée d’être un monstre sans cœur tout en étant sans cesse paralysée par des tourbillons émotionnels. Pauvre folle que tu es. Tantôt froide et lointaine comme la glace. Tantôt figée, muette, crucifiée. Tantôt volcan en éruption. Pauvre folle que je suis. Que vais-je faire de toi ? Tu te souviens ? La vision sublime ? L’être en devenir glorieux ? Aime ton prochain comme toi-même ? J’ai tenté de l’oublier, ça ne me laisse jamais en repos.
 
Le monde à mes yeux d’enfant était magnifique, plus tard j’ai commencé à devenir plus consciente des pensées des sentiments et des actes de mes contemporains, j’ai douté, eu peur, été incrédule, je me suis révoltée, repliée, exclue, retirée, mise à l’écart. Le monde, l’air de rien, s’est mis à ressembler à un enfer, peuplé d’êtres dépourvus de conscience, je ne voyais pas comment y entrer sans me salir les mains. Et s’il y avait une chose dont j’étais sûre, une chose limpide, c’est qu’il était hors de question que je me salisse les mains.

De là à pouvoir m’en laver les mains, ce n’est pas si facile. « Nulle n’est une île » a dit je ne sais plus qui. C’est que ma folle ambition ne concernait pas que moi-même, elle éclaboussait le monde entier, toute l’humanité. Tous dans le même bateau , mes frères humains, à partager le même sort, naître, vivre, plus souvent survivre, puis mourir. Les uns après les autres, embarqués, sans mémoire, dans la grande roue du temps et de l’espace humains.
 
C’est quand même incroyable d’être là, un univers entier infini, inconnaissable, une humanité, des humanités, une fabuleuse variété d’espèces de tout ; humains, animaux, végétaux, minéraux et sans savoir qui, pourquoi, comment et qui s’en soucie, qui s’en émerveille, qui contemple, qui questionne, qui cherche ? Tu me croiras si tu veux, mais je t’assure, quand j’étais enfant, je pensais être la seule fascinée devant l’insondable Mystère.
J’ai été glacée d’effroi à l’idée d’être irrémédiablement seule dans un monde absurde ou égaré ou fou ou ignorant ou aveugle, un monde perdu, malade, repoussant toujours plus les limites du déshumain. Encore et toujours oublieux qu’il pourrait tout aussi bien, sans plus d’énergie repousser sans cesse les limites du bien, comme nous l’ont révélé tous les Eveillés qui ont foulé notre terre, dans tous les âges humains, sur tous les continents.
L’école ne m’a pas appris ce qu’est naître, aimer, souffrir, partir, vivre et mourir, ce que c’est être un homme, homme parmi les hommes, hommes sur une terre à partager avec d’autres vivants. Ni mes parents, ni mes grands-parents, ni les curés ne me l’ont appris. C’est ainsi que je comprenais que, dans ce monde où j’avais débarqué ( peut-être par erreur, qui sait ? ), ces questions là ne sont pas les choses les plus vitales que l’on transmet aux enfants. Que reste-t-il donc à transmettre ?
Heureusement, je n’ai pas cherché en vain des semblables qui me ressemblent. J’en ai rencontré beaucoup, certains en chair et en os, et encore plus en esprit, dans des livres et des livres, toujours et encore des livres, j’ai retrouvé le chemin de la communauté humaine, avec mes semblables par l’esprit. Plus tard, j’en suis venue à ressentir l’humanité comme un grand corps, dont chaque vivant est une cellule.

Dans le cercle du temps
Commencement et fin
Origine et destination
Naissance et mort
Se tendent la main
Dansent une ronde
Perpétuelle
INFINIE
~~~~
J’ai eu l’idée d’écrire
un livre qui s’appellerait
« mémoires du futur »
où je me souviendrai
de qui je serai dans les temps en devenir
de ce que sera devenue
Gaïa, ma belle planète
quand j’aurais recréé
le Paradis sur la Terre
~~~~
Je demande à Jack
mon glorieux Créateur
de déployer ma vision
dans l’éternel instant présent
vers les rivages
de la nouvelle naissance
du monde
et des hommes créateurs
 
Dans le cercle sacré
de l’éternel instant présent
JE SUIS Dieu aussi
Avec Toi Jack
 
Par Nature Pinter - Publié dans : MEMOIREs FUTUREs
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Commentaires

OUF !


Qu’est-ce que j’aime ces mots-là ! Cette histoire-là…!


Mille fois bonjour…(bonjour, parce que lumière…)


Ce n’est pas tant l’émotionnel qui vous parle, mais une sensibilité profonde qui semble se trouver en face d’elle-même…


Un peu comme une rencontre extra-terrienne…


Rien d’original ? Peu importe…


Puis-je vous faire confiance ?


Max

Commentaire n°1 posté par Maxou le 23/01/2007 à 19h51

 

Merci, je suis très touchée... J'aime bien les rencontres extra-terriennes...

 

Réponse de Nature Pinter le 24/01/2007 à 12h36

Invitation


Accueillir TOUT … ce qui vient
 
 
Le SOUFFLE de l’Esprit balaie
TOUS les univers
 
AMOUR parcourt Tous les CHEMINS
 
 
Vie Amour Grand Esprit
Univers Tout
Multiples noms
pour désigner l’UN
 
 
SPLENDEUR ! ! ! ! !
Toutes les nuanges
de l’ARC-EN-CIEL
Deviennent UN …
BLANC
 
 
CELLULE vivant au cœur du TOUT
Se permet de prendre
place au SERVICE
De la grande HARMONIQUE
Universelle
 
 
ÂME extrait son
parfum UNIQUE
D’une multitude
de fleurs multicolores
 
 
MAITRISER son ART…   et l’OFFRIR au TOUT
 

tendance courbe

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