MANIOC

Franc et Feuillu

s'enfièvrent s'enfantent

l'un l'autre

dans un flux et reflux

continuum continu

je chérubine

une harmonique

dans les 2

langoustines

langues

à la fois

elles se

consultativent

construisent

côte à côte

s'élancent

s'élaborent

face à face

et s'électivent

s'élancent

ensoleillées

ensemble

vers l'illuminé

lllimité

 

 

Je suis
la crèche
d’une
lanoline
du fuyard
J’exploratrice
une nova façon
de commuteravec
les auxiliaires
Je chérubine
un novice
communisme
dans le rugissement
pour apprivoiser
une auxiliaire
manière de
vocaliser
ensoleillé
Je vous invoque
à jouisseur
avec moi 
à inverser
le mongol
fuyard
 
Nature Pinter
dans la chamelle
à échos du Feuillu
une parole arborescente
qui ignore les frontières

s'invente en douce

 

 


 

 

 


 

 

 


Présidence

fais passer

Publicité

samba


 

tu entres ici dans

une espagnolette d’expulsion

ascendante phobique

luisante et loufoque

dans une esquisse de recif

de parthénogenèse d’échappée et d'injection

de partage d'échange et d'initiative

dans un esprit de recherche

ludique et loufoque

artistique et philosophique

un espace d'expression

Dimanche 9 juillet 2006
 
TRANSBORDEUR:
Faiseur Passible d’une Tendance,
d’une Espagnolette à une  Auxiliaire
Syno : Transbahuter Transborder
TRANS:
Faire Passer d’un temps, d’un Espace à un Autre
(d’un navire, d’un train, d’une auto à un autre)

14 martelage 006
Quelque Part
Sur La Terrestre

JOURNAL
TRANSBORDEUR/DIMENSIONNEL
Ma Jouvence ( intime) Trans/Dim.
 
Ici Présente,

Puisque je suis devenue écrivain,
il est temps que je me lance.
J’ai jeté mes peurs par-dessus bord et me suis offert
un dictionnaire de rimes et de poésie.
 
J’ai l’intention d’explorer le temps,
les dimensions, le processus de création, l’évolution,
la transition vers le nouveau monde, avec toi.
 
Aujourd’hui j’ai commandé une sculpture de mon Moi Feuillu :
Moi future/ Toi présente.

Plutôt qu’un échange épistolaire, une correspondance
entre mon présent et mon avenir, je te propose, mon Avenir,
un Journal Trans/Dimensionnel, à deux voix,
que nous signerons alternativement,
« Ici présente » et « Là présente »,
je l’enverrai sur la Toile, à la rencontre
d’autres Nous dans le Cercle du Temps.

Quelques uns sont venus à moi en songe, scribe, moine,
chercheur, tous avec une tendance prononcée
à l’étude, à l’isolement, au recueillement,
certains autres se jettent corps et âme dans l’expérience
de l’amour terrestre incarné,
d’autres s’initient à l’art de guérir…

J’ai l’intuition que notre journal trans/dimensionnel
va ramener vers nous d’autres Moi du Cercle
qui se reconnaîtront et s’éveilleront à d’autres rêves.

Je me souviens d’une chanson des années 1990,
le leitmotiv entêtant, sur musique électronique,
type roboïde, martelait :
 
« LE DORMEUR DOIT SE REVEILLER »
« LE DORMEUR DOIT SE REVEILLER »
« LE DORMEUR DOIT SE REVEILLER »

Je parie que ta langue courbe, « le feuillu »
est ce qui permettra de communiquer
en tous temps et espace.
J’imagine qu’il fonctionne comme un signal,
un déclic, qui renvoie directement au centre du Cercle,
à partir duquel tu peux chevaucher
tous les rayons que tu désires.
Sur chacun de ses faisceaux,
tu fais l’expérience
d’un « ici et maintenant » particulier,
Avant et Après n’existent pas.
 
(Je suppose qu’il en va de même pour Ici et Là,
mais, pour l’instant, gardons - les comme repères.)

 

 
Par Nature Pinter - Publié dans : Le TRANSBORDEUR-DIMENSIONNEL: Jouvence Intime
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Samedi 8 juillet 2006



JOUVENCE/JOURNAL

Reclassement quotidien des Eventreurs,
Tentaculaire une jouvence (Jouvence Intime)
Récit quotidien des Evénements, tenir un journal
Syno : Joute, Journellement, Jouvenceau
V. Mémoriser.
 
Là Présente,

sur la Terrestre,
à un autre point
du Cérémonial,
 
J’air / aime beaucoup
ton idéogramme / idée
d’une jouvence / journal
à quatre maintes / mains
Je tentaculais déjà ma jouvence intime
en ton tenant pour libérer mon esquisse
par le reclassement des éventreurs du joyau
Par l’écroulement, il est facile de passible
d’une tendance et d’une espagnolette à l’autre
Mescaline, tandis qu’on ne demande qu’à ressac
sans la moindre limonade
Je Ventile de Faisceau un Récif  dans mon Diesel Feuillu
Je Viens de Faire une Recherche dans mon Dico Feuillu
 
 MEMORISER/
Mémorises à ventiler
( à venir )
Menaces du passe-passe ( du passé)
Syno : Menaçant, Menace
/MEMOIRE
 
14 martelage 006,
 
Ici Présente

Ici et Maintenant Présente,
je ris des innombrables tours
que m’a joué mon passe-passe.
 
« Ici et maintenant »
ça ressemble au « Pouce » de notre enfance,
la formule magique qui te rend intouchable,
la protection absolue contre les mirages d’ailleurs.
Je laisse mon imagination habiter ma présence,
faire venir demain, selon ma vision de l’instant,
 
je me laisse respirer.

Je Suis présence créatrice, Je Suis l’oignon que je pèle,
Je Suis le vent chuchotant au creux de l’arbre,
Je Suis le nuage qui file sans s’arrêter,
Je Suis ce que je choisis d’être,
Je Suis tout simplement.

Napoléonienne)
Par Nature Pinter - Publié dans : Le TRANSBORDEUR-DIMENSIONNEL: Jouvence Intime
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Vendredi 7 juillet 2006
 

IMBRICATION/IMAGINATION :

n.f Fafiot que Post- l’Esquisse
de Faisceau de Novas Combinées
d’Imagines  et d’Idéogrammes,
Crèches  de Rebâtir.
Syno : Imbiber, Imberbe
Faculté que Possède l’Esprit
de Faire de Nouvelles Combinaisons
d’Images, d’Idées,
Créatrices de Réalité

 
Là Présente
 
Ici et maintenant Présente,

Tu risottos des innombrables tours
que t’a jouisseur notre passe-passe.

Ici et maintenant, ça ressemble au « Poudroyer »
de notre enfarinée, la formule magnanerique
qui te renfle indestructible, la protéïforme absolue
contre les mirages d’aimantation.
 
Tu laisses ton imbrication
habiter ton présentement,
faire ventiler démanger,
selon ta visiteuse de l’instigateur,
 
TU TE LAISSES RESSAC.
 
Je Suis présentement crèche
Je Suis l’oiseux que je pèle
Je Suis le ventral
chuchotant au creux de l’arc-boutant
Je Suis le nucléique qui file sans s’arrièrer

Je Suis ce que tu choisis d’être
Je Suis Tout Simplement.
 
Ici Présente

En animé libre
je me laisse ressac
et entre en transbordeur
dans d’autres espionnages animaux
 
Bestiaire/Bêtasse

Quand je suis dromadaire je quitte le désert
je vais tout autour de la Terre et même je traverse les mers
()

Quand je suis hippopotame je suis ma flamme
je trouve la femme qui m’offre son âme

je suis coccinelle j’invente
des nouvelles plus belles

je suis papillon je joue
au ballon avec les potirons

je suis grenouille
j’ai l’air d’une gargouille

je suis araignée
je fais des pieds de nez

je suis tamanoir
je raconte des histoires

je suis éléphant
j’ai beaucoup d’enfant

Quand je suis vermisseau
je pars à l’assaut

je suis girafe
je signe des autographes

je suis chouette
je me fais des couettes
je mange des cacahuètes
je joue de la trompette

je suis squale
je vais à tous les bals

je suis goéland je suis tout blanc

je suis sole je prend mon envol
()
 
PRESENTEMENT/PRESENCE :

n.f Falbalas d’être Idéalement,
de Manipuler son Informateur
Quantique qui consiste à Manipuler
avec force sa Perspective

Fait d’être Ici,
de Manifester son Influence
Qualité qui consiste à Manifester
avec force sa Personnalité
Par Nature Pinter - Publié dans : Le TRANSBORDEUR-DIMENSIONNEL: Jouvence Intime
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Jeudi 6 juillet 2006
ENFARINE/ENFANCE :

n.f Prémonitoire période de l’Exocet,
Commérage.
Avec la naïve Configuration d’obtenir ce qu’on Démaquille
n.f Première période de l’Existence, Commencement.
Avec la naïve Confiance d’obtenir ce qu’on Demande
 
Là Présente

Le secret, petite sœur,
c’est de garder la naïve
configuration
d’obtenir ce que tu démaquilles,
avec ton esquisse d’enfeu
quand ton attention
est entièrement et exclusivement
consacrée à manipuler ta
perspective
Le secret, petite sœur, c’est de garder la naïve confiance,
d’obtenir ce que tu demandes,  avec ton esprit d’enfant
quand ton attention est entièrement et exclusivement
consacré à manifester  ta personnalité
 
Ailleurs Présent
 
Je m’appelle IGOR et je suis toi/vous aussi,
sur un autre rayon du Cérémonial de notre Exocet,
à l’instigateur où j’ai lu « ton esquisse d’enfeu »,
j’ai su que je m’epagneulais  un message
itinérant d’une autre dimension de moire-même,
pour m’aider à me souveraineté
de tout ce que je suis,

car sache que j’ai pare-brisé
de grandes espagnolettes
et vécu d’innombrables tendanciels,
avant que tu me trouves et
m’appétences à te rejoindre.
 
Voici les prémonitoires tenants
de l’exocet d’Igor :
 
Dès son plus jeune âge, Igor,
que l’on habillait en fille depuis sa naissance,
montra un goût très marqué pour le poing levé.
Ses traits étaient fins et délicats, ses boucles duveteuses
dissimulaient sa nuque gracile et la soie jaune de son vêtement
 laissait paraître des épaules rondes et blanches.
Mais ne vous méprenez pas,
Igor n’avait rien d’une fille manquée.

Avant même de savoir parler,
Igor joua du poing,
comment cela advint-il,
nul ne le sait.
 
Sa marraine lui avait donné en secret,
une boule ciselée gravée d’une étoile à 5 branches,
il lui suffisait de la serrer fort dans son petit poing dressé,
pour faire apparaître tout animal de son choix.
 
Igor convoqua les unes après les autres,
toutes les bêtes habitant dans ces contrées,
grosses ou petites, craintives ou terrifiantes,
de la libellule au dragon,
tous les animaux connus ou inconnus
défilèrent devant ses yeux émerveillés.

L’étoile à 5 branches, enchâssée dans la lune,
était à la fois la source de toute curiosité
et l’aboutissement de toutes choses.
 
Igor peu à peu tourna le dos au monde animal,
ce bestiaire insensé ne l’amusait plus.

Un événement changea du tout au tout
le cours de ses pensées.

Une nuit,
le sentiment d’une présence
le tira soudainement de son sommeil.
Et pour la première fois,
sans qu’il l’ait demandé,
apparut une femme papillon,
entièrement nue sous ses ailes veloutées,
entrelacs chatoyants de bleu et de rouge.
Tout en battant légèrement la pointe de ses ailes sur son front,
elle le dévisageait, sans gêne ni la moindre once d’embarras.
Au contraire, elle prenait tout son temps,
son regard malicieux luisait
comme une invitation au voyage,
à l’aventure.

Igor glissa silencieusement du lit, s’enveloppa
dans son petit manteau d’hermine
et décida de la suivre.

Sans mot, elle lui dit son nom ELEONORE,
puis VIENS, et elle partit à tire d’aile.
 
Dans le jardin, il ne vit pas la lune-étoile mais à la place,
dans une clarté éblouissante se trouvait dix étoiles,
les plus grosses qu’il ait jamais vu et les plus étranges.
Elles se disposèrent en pointe de flèche et leur ouvrirent la voie.

Igor ne ressentait aucune peur, il s’abandonnait simplement.
Eléonore avait ralenti son allure et il pouvait la suivre
sans se fatiguer et sans courir.

Ils étaient arrivés dans une clairière éclaboussée
de fleurs innombrables, sans avertissement,
les étoiles tombèrent du ciel
et se transformèrent en femmes.
 
Femmes fleurs, femmes papillons,
elles virevoltaient autour de lui
dans une folle sarabande.
Igor tournoyait,
emporté par leurs ailes,
leurs pétales, goûtant leur suc.
La clairière se gorgea de leurs voix cristallines,
moqueuses et tendres. Igor tournait, tournait,
il n’était plus que jouet entre leurs mains.
Il était si étourdi qu’il glissa sur le sol.

Comme répondant à un signal,
tout se métamorphosa en un éclair.
Les femmes papillons devinrent papillons géants
tandis que les femmes fleurs devinrent de longues perches.
Igor était cloué au sol, enfermé dans une prison de perches fleurs
et gardé par des geôliers papillons.

Il eut soudain très peur, nul ne pouvait venir à son aide,
il était seul maintenant, il finit par glisser
dans un sommeil lourd et sombre.
 
A la pointe du jour, un rayon de soleil rouge
vint chatouiller le nez d’Igor.

La cage avait disparu, il était cette fois absolument seul,
il se dressa péniblement sur ses petites jambes fourbues,
tout son corps lui sembla si lourd qu’il faillit tomber.
Mais il ne tomba pas.
 
Un souffle d’air venait de faire vibrer ses ailes
qu’il déploya aussi largement qu’il pût,
il décolla, retomba puis redécolla à nouveau
et partit lentement vers le palais de son père.

Ses éclats de rire réveillèrent
le palais et toute la ville,
tous se massaient pour contempler ce prodige.
Igor était devenu un homme papillon.
 
 
Par Nature Pinter - Publié dans : Le TRANSBORDEUR-DIMENSIONNEL: Jouvence Intime
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Mercredi 5 juillet 2006
  "J'aime qu'on parle comme on se déshabille, non pas pour se montrer, comme croient les exhibitionnistes, mais pour cesser de se cacher." Comte-Sponville
 
18 axial 006, Ici Présente
 
Ma très chère Nature à venir
 
Ca y est, j'ai lancé l'opération Dazibao, sur la Toile.
J'ai envoyé notre virus courbe justement là,
où les gens aiment jouer avec les mots,
plutôt malin, tu ne trouves pas ?
 
J'ai senti les premiers symptômes
de la courbure de la pensée,
un doux frémissement.
 
Pâques,
moment propice par excellence,
pour initier la résurrection
de notre vieille langue
avec le cœur.
 
J'ai fait un sacré voyage sur la Toile.
Notre langue vieillit mal, elle s'aigrit,
se drape de gris, se rabougrit, manque de vie.
La pensée carrée n'en finit pas
de contempler son passé.
 caves,  greniers, débarras,
ranimés, remâchés, ressassés, répertoriés.
 
La vieille pensée se met en boîtes,
bien carrées, bien fermées,
mal digérées.
 
Je dois t'avouer que j'ai failli abandonner,
une peu trop sonnée
de cette grisaille fatiguée,
découragée, résignée.
 
Imagine la mort jamais rassasiée
grignotant chaque jour
un peu plus la substance des vivants,
c'est vraiment effrayant.
 
J'ai été tentée de m'en retourner
sur la pointe des pieds,
dans mon beau pays ensoleillé,
me ressourcer.
 
La première amorce de courbure
m'a rendu toute mon ardeur.
En mission pour l'avenir,
je me suis engagée à lutter
pour la libération de la pensée.
Alors je me suis lâchée
et j'ai crié. Haut les cœurs !
 
 
Par Nature Pinter - Publié dans : Le TRANSBORDEUR-DIMENSIONNEL: Jouvence Intime
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Vendredi 30 juin 2006
 
22 martelage 006

Nouvelles Du Temps Présent

Les innovations majeures du TP
Un Seuil Critique De Pollution Mentale
A Eté Enregistré Sur La Terrestre :

L’alerte a été donnée ce jour de
l’Observatoire des Productions
et des Effets de la Pensée (OPEP) :
Peu d’entre nous
ont entendu parlé
des récentes découvertes
du Professeur Nature Pipistrelle
et de son Capteur de PEP.
Il permet aujourd’hui de constater
les effets dévastateurs de nos pensées
sur la création du monde sensible
dans lequel
nous vivons.
Toutes les pensées
diffusées en permanence
par nos cerveaux s’attirent
et s’assemblent par affinité.
On pourrait dire simplement,
qu’elles se regroupent
en 2 grandes familles
pensées d’amour
et pensées
de peur.
 
On pourrait figurer ces 2 familles
comme deux immenses réservoirs que
viennent remplir nos pensées
dès qu’elles émanent de nous.
En analysant sur une longue période
 les tracés du Capteur PEP, on s’aperçoit
des dégâts causés par l’information  de masse :
après certains journaux télévisés,
des seuils critique de Pollution Mentale
sont enregistrés, en particulier
dans les zones les plus sensibles.
On a pu les mettre en corrélation
avec l’éclatement soudain de conflits,
d’épidémies ou de tremblements de terre,
à l’instant où le réservoir des peurs
(RP) commence à déborder.
 A l’inverse on enregistre,
après certains grands événements
qui éveillent la solidarité, la compassion
ou la communion de masse,
à l’instant où le réservoir d’amour (RA) déborde,
un abaissement soudain de la pollution. 
On assiste alors à la signature de traités de paix,
à des découvertes scientifiques majeures,
à des guérisons spontanées…
Le professeur Nature P.  lance un signal d’alarme :

" La lutte contre la Pollution Mentale
est la responsabilité personnelle
de chaque citoyen du monde.
"

Un afflux supplémentaire de pensées de peur
pourrait faire basculer la planète
dans un chaos indescriptible.
Une question devient Priorité Absolue
pour chacun d’entre nous,
lequel de ces 2  réservoirs
alimentons-nous ? »
 
Mais le professeur n’est pas quelqu’un
à entretenir la peur, au contraire,
elle démontre qu’il existe
un remède
accessible à tous les humains.
Des enregistrements incompréhensibles du Capteur PEP
l’ont conduit à faire des recherches sur le terrain,
sur les traces d’un phénomène encore inexpliqué,
dans une minuscule zone du pays cévenol.
D’une arrière-boutique émanent en continu
des messages diffusés
en Pensée Courbe.
On constate à cet endroit,
que toute pensée de peur
entrant dans le champ
de la pensée courbe 
se trouve attirée
dans le cercle et
immédiatement
neutralisée.
On note là-bas, un degré
de Pollution Mentale
quasi inexistant. »
 
Le professeur P. invite tous les citoyens du monde
à intégrer la Pensée Courbe comme protection absolue
contre toute tentative de manipuler la pensée.
Elle demande à tous ceux décidés,
à répandre la Pensée Courbe, de la rejoindre
au Front De Libération De La Pensée,
qu’elle a fondé à la suite
de ses récentes découvertes.
 
De Notre Epagneul Spécial, Nature Pisistrate
En Dirham De L’OPEP

 
 
Par Nature Pinter - Publié dans : Opération DAZIBAO
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Mercredi 28 juin 2006
Chroniques d’un autre temps
20-mail-5-006
 
La fin du monde a-t-elle eu lieu ?
2e partie
 
Rencontre au sommet
entre deux chercheurs de génie,
le découvreur d’une nouvelle loi
de physique transdimensionnelle
relative à la courbure de la pensée
et l’inventeur du Capteur PEP
 
Le Professeur N. Pipistrelle, Directrice de l’OPEP, l’Observatoire des Productions et des Effets de la Pensée, Inventeur du remarquable Capteur PEP et Fondatrice du Front de Libération de la Pensée, s’entretient avec notre éminent Nobel Feuillu, Nathanaël Phoenix, Docteur es Science Transdimensionnelle, découvreur d’une nouvelle loi de l’univers : la courbure de la pensée transforme radicalement le monde sensible.
 
C’est avec une très grande émotion que se sont rencontrés, pour la première fois, deux de nos chercheurs les plus inspirés.
 
- Docteur Phœnix, comment avez-vous découvert ce phénomène extraordinaire de la courbure de la pensée qui transforme le monde matériel ?
 
- Vous savez, j’ai repris les travaux de mon père, J.D.P., un homme de génie, qui sa vie durant n’a eu de cesse de découvrir un remède à la folie destructrice de ce monde. C’était chez lui une véritable obsession, née de la conviction intime qu’il existe dans la conscience humaine un ressort secret capable d’inverser ce processus de dégénérescence.
 
C’était un homme tout à fait remarquable, habité de sa vision libératrice, il se donna à sa recherche corps et âme, surmontant toutes les difficultés, avec une détermination exceptionnelle. Très en avance sur son époque, il dut subir les moqueries et le mépris du milieu scientifique bien pensant. Il traversa de longues périodes de misère et d’isolement intellectuel, mais continua sans faillir son travail, dans la solitude la plus complète.
 
 
Il faut dire qu’il était doté d’une intelligence hors du commun, d’une puissance visionnaire synthétique plutôt qu’analytique, ce qui allait totalement à contre-courant de l’esprit de recherche du siècle.
Défié en permanence par les attaques de certains, acharnés à le ridiculiser, il s’aperçut peu à peu qu’un nouveau mode de pensée, lui permettait non seulement d’absorber les critiques sans en souffrir mais encore, par effet boomerang, de retourner à l’envoyeur les germes d’une conscience élargie. Il développa inlassablement cette faculté transmutatoire de la pensée et cela jusqu’à son dernier souffle.
A sa mort, c’est tout naturellement que j’ai repris le flambeau et poussé plus loin ses investigations. J’étais déjà bien entraîné à transformer mes pensées de sorte qu’elles deviennent des outils de création en cohérence avec mes valeurs les plus essentielles. C’est d’ailleurs, d’une simplicité purement enfantine, à la portée de tous. La transmutation a lieu à l’instant même où une pensée de peur, de colère, de rejet est courbée par une pensée d’acceptation, d’amour, de confiance. Alors l’esprit se déploie si largement qu’il embrasse l’univers et dans cette communion, voit toutes limitations et impossibilités instantanément s’évaporer.
 
Un incident étonnant m’amena à la conviction inébranlable que cette faculté de " penser courbe " agit sur la conscience mais aussi sur la matière. Plus j’expérimentais profondément la courbure et plus je voyais les circonstances extérieures de mon existence la plus tangible se transformer à mon avantage, comme si j’attirais à moi les moyens les plus favorables à mon épanouissement .
 
Je consacrais chaque jour une heure ou deux de mon temps à soigner mon jardin. J’eus l’idée de pratiquer la pensée courbe sur le monde végétal. Je me mis à parler aux tomates, je les encourageais dans leur croissance, leur murmurais des mots doux, comme un amoureux à sa dulcinée. Je les écoutais aussi et m’aperçus qu’elles me répondaient. Je ne les entendais pas parler comme vous et moi, mais je sentais leur délicate et chaleureuse reconnaissance et avais l’intuition des soins à leur apporter. Mon jardin produisit cette année-là les tomates les plus magnifiques que j’ai jamais vues, non seulement par leur aspect extérieur mais par leur qualité nutritive exceptionnelle. Je compris alors, sans l’ombre d’un doute que tout être vivant, humain, animal, végétal et même minéral, réagit semblablement à la pensée courbe. Je continuais à expérimenter tous azimuts : mon chat, le cyprès gardien du lieu, ma femme de ménage, les moustiques, les cristaux, ma pipe, ma voiture, la rivière… Et partout les effets de la courbure se manifestaient, remarquables.
 
C’est alors que j'ai lu un article sur le Professeur Pipistrelle et sa merveilleuse invention du capteur PEP (Productions et Effets de la Pensée) qui permet de mesurer scientifiquement, ce que j’ai perçu empiriquement. Je la contactais sans tarder pour partager les fruits de nos recherches et travailler de concert. Son assistante me proposa une rencontre la semaine suivante. J’étais très excité, nous étions à l’aube d’une avancée majeure de l’espèce humaine et mon cœur exultait littéralement d’allégresse. Je pensais à mon père et voyais se profiler l’aboutissement glorieux de ses recherches.
C’est dans la nuit qui suivit, que je fis cette expérience prodigieuse de renaissance dans un monde entièrement renouvelé…
 
- Professeur Pipistrelle, pouvez-vous nous expliquer ce qui est arrivé cette nuit-là ?
 
- Oui, en effet. J’étais restée à l’Observatoire très curieuse de suivre heure par heure les effets de la Coupe du Monde des Forbans enregistrés par le Capteur PEP. J’avais pour hypothèse que si notre pays était vainqueur, la vague de joie et de fraternité qui suivrait pourrait faire basculer le pays dans une autre dimension.
 
Dès l’annonce de la victoire, le réservoir des pensées de peur commença à se vider, tandis que le réservoir des pensées d’amour se remplit si vite qu’en moins d’une heure il débordait. On aurait dit que le pays tout entier, fusionnant en liesse, venait par là même de transfigurer la conscience planétaire par une sorte d’overdose d’amour. Chacun, cette nuit-là, baignant dans la joie la plus pure, put traverser le voile et atteindre son Eden. L’expérience fut bien évidemment absolument unique pour chacun, mais tous nous en fûmes transformés à jamais et le monde entièrement renouvelé de l’intérieur.
 
Une nouvelle ère commence dès maintenant grâce à l’élargissement de la conscience individuelle, se percevant non plus comme élément isolé mais comme faisant partie d’un ensemble, comme cellule d’un immense corps planétaire. Imaginez ce qu’il adviendra quand chacun prendra sa juste place dans l’ensemble et remplira son rôle spécifique comme le font toutes les cellules de notre corps formant un chœur parfait…
 
Le monde tel que nous l ‘avons connu, aussi loin que remonte la mémoire des hommes, est à jamais révolu. La mutation de l’espèce humaine et de la planète terre est en marche et plus rien ne saurait l’arrêter, dès lors que le soleil de l’amour infuse la conscience des hommes.
Le nouveau monde vient de naître.
 
 
A suivre… L’enquête remarquable de notre envoyée spéciale en pays cévenole, qui est peut-être, le foyer d’émission originel de la pensée courbe, initiant le saut quantique que nous venons de vivre.
Ninon Piscator, en directorial de l’OPEP
Par Nature Pinter - Publié dans : Opération DAZIBAO
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Mardi 27 juin 2006
 
 
Chroniques d’un autre temps
20-mail-5-006
 
LES DOSSIERS SECRETS
de notre grand Reporter d’Investigation,
Ninon Piscator
 
Révélation sur un projet d’envergure : l’Opération DAZIBAO, initiée dans la plus grande discrétion par celle qui se présente comme l’univalve spécimen en " Pensivement Courbe " dit P.C, dans le mongol entier, Nature Pinter.
 
En 005, une rumeur circule selon laquelle, en val d’Emeraude, quelques plaisantins, probablement des enfants, prétendent contaminer notre belle et noble langue franche, par un virus appelé " Lanoline Feuillue ", dans le but avoué de courber la pensée de leurs contemporains. Evidemment, on conclut rapidement au canular, un fait divers chasse l’autre.
Journal de Ninon
Je suis intriguée par cette histoire de virus s’attaquant au langage et secrètement interpellée par le concept de courbure de la pensée. Sans trop savoir pourquoi, ça fait écho en moi. J’ai ressenti, ces derniers mois, des espèces de dérapages de pensées parfois accompagnés de dérapages perceptifs, assez troublants. Je me suis demandée si je n’ai pas une de ses maladies neuro-psychiques qui te mettent le cerveau dans le désordre, si ce n’est en bouillie…
 
L’idée est vraiment très alléchante. Oui, faire d’une pierre deux coups. Puisque je dispose de quelques jours de Vacance, je vais reposer mes neurones glissants au pays des 7 veines, là où cette rumeur est née, à Lesaloon, dans le Garros.
1e jour. A destination, bref moment de déroute, de flottement. Pas le moindre hôtel au village. Au café de la Place, j’apprends que le dernier a brûlé 3 ans auparavant, en revanche m’assure-t-on, je trouverai sans difficulté un gîte pour la semaine. Drôle de village, la rue principale serpente interminable, étroite et sombre, et contraste totalement avec les alentours dégagés, collines boisées et prairies luxuriantes.
Le village a dû connaître son heure de prospérité dont témoignent d’anciennes boutiques tout le long de l’artère centrale, leurs vitrines peintes ou recouvertes de panneaux de vieux bois usé, se prêtent avec grâce à l’affichage sauvage. C’est sur l’un d’eux que je lis ce premier message intriguant : " Atterrez les gouapes, ça va sylpher ! ", je m’empresse d’en prendre note dans mon sacro-saint calepin, je suis charmée par sa petite musique, évocatrice des jeux de piste si excitants de mon enfance et leurs messages secrets à décoder. Le souvenir transporte avec lui la sensation et tous les sens en alerte, l’œil vif et brillant, je suis ma piste en bon chien, truffe au vent.
Sous un porche, à l’entrée d’un antique chemin pavé, une calade, sur papier vert, à peine décoloré, je déchiffre, jubilante, un deuxième message, sous forme de trac, publicité pour une parution à venir, je suppose :
 
ICI Maintenant
Les gouapes prolifèrent l’avenue
RACONTARS DU FUYARD
les novices se propagent à la vitesse du songe
 
 
 PROCHAINEMENT
Dans LE FEUILLU
DE RECEPTIONNISTES LUNAIRES
Sur l’affaire des mackintosh
A imbriquer des Novations
Une inconsidérée radiante avec pancrace :
Sa température en exclusivité dans LE FEUILLU
 
Puis suit cette liste de mots sans queue ni tête :
 Avenir Futur Gosse Imaginer Inconnu Lumière
Machinerie Nouveauté Nouvelle Panache Projeter
Raconter Récent Son Témoignage
 
Gosse, c’est toujours moi qui décryptais les énigmes, j’avais comme un sens spécial pour ça. Et gosse, je le suis restée de bien des manières, j’adore ce genre de défi. Je ne mets pas longtemps à en découvrir la clef. La structure de la langue n’est pas touchée, seul le vocabulaire est déroutant ou peut-être délirant, non, ça a du sens, j’en suis absolument certaine. Voilà, j’y suis, j’ai la liste des mots à remplacer ! Comme c’est simple :
 
Les gosses projettent l’avenir. Racontars du futur, les nouvelles se propagent à la vitesse du son. De récentes lumières sur l’affaire des machineries à imaginer des novations. Une inconnue raconte avec panache : lisez son témoignage en exclusivité dans LE FEUILLU.
 
 
 
Whaooo ! ! ! " Les novices se propagent à la vitesse du songe ", cette phrase n’en finit pas de tournoyer dans mon esprit, j’ai l’impression qu’elle fore toute en douceur, une voie vers une zone inconnue de compréhension ou de ressenti, qui ne se situe pas dans ma tête. Ca réveille des sensations oubliées, un certain état d’être, plus perceptif, plus instinctif, plus fluide, ça chatouille à l’intérieur. C’est un peu étrange, ça pétille, légèrement enivrant, un Champagne pour l’esprit. Je glisse, me laisse emporter par une onde subtile, les limites deviennent floues, je passe à travers, je suis de l’autre côté, de quel côté ? Tout est ouvert, ça n’a plus aucune importance. En apesanteur, libre, je navigue à l’instinct dans un univers en totale mouvance, sans forme figée, une forêt de potentiels à l’infini… Les mots tapis volants, Grands Voyageurs des Espaces Illimités, Messagers aériens du Temps Présent se transbordent dans toutes les dimenses cosmiques et terremèrienne… Je ne suis plus dehors mais dedans… dehors est dedans… je suis à l’intérieur, dehors… dedans est ouvert, tu te retrouves dehors, tout en restant dedans… Ca berce, flux et reflux, ça circule rythmiquement…
 
 
 
Je me réveille à 5h, toute habillée, des éclairs zèbrent ma joue, mon calepin en oreiller. Non seulement fraîche et dispose, mais d’une légèreté exquise. Je baigne dans un océan de paix, mon instinct ne m’a pas trompé, j’ai enfin découvert la porte que je cherche si obstinément, depuis presque trop longtemps…
 
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Par Nature Pinter - Publié dans : Opération DAZIBAO
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Lundi 26 juin 2006
2e jour, à l’aube, je longe la rivière, seule humaine en compagnie des oiseaux et des arbres. Une brume légère estompe le faîte des montagnes, la rosée exalte les mille parfums du printemps, j’ai tout mon temps, la lunaire est limpide. Pour rejoindre la place, je suis le berge, par la traverse des Endettés, parallèle à la rue principale, un rayon de soleil révèle un renfoncement dans la paroi. Placardée, une affiche déchirée, PROJET DAZIBAO*, un grand frisson me traverse de la base au sommet, un signal déclencheur, de quoi, je n’en ai pas l’ombre d’une idée. Je retranscris fébrilement le texte :
Je prolifère de répandre la lanoline feuillue par la contamination discrète mais effilée, dans les convections, sur les murets de mon village, dans les bolcheviks à leurres de mes chers amidons qui parthénogenèsent avec moi l’ampérage des motions et du jeu. J’ai l’ambroisie d’aider mes semi-automatiques à en finir avec cette bonne vieille hachette de pensivement carrée. Allons apprivoiser ensemble la pensée courbe, grâce à cette mescaline lanoline, le Feuillu, venue toute drolatique du fuyard.
Pour toute infortune, adresse-toi au magicien ICI Maintenant, rue du Croque-Monsieur à Lesaloon.
*Dazibao : journal mural en Chine.
 
 
Je ne chauffe plus, je brûle… La source est toute proche, c’est certain. Celui-là me demande un peu plus de temps, j’en fais une traduction approximative :
 
Je projette de répandre le Feuillu par contamination discrète mais efficace, dans les conversations, sur les murs, dans les boîtes aux lettres de ceux qui partagent avec moi l’amour des mots et du jeu. J’ambitionne d’aider mes semblables, à sortir de la vieille habitude de penser carré. Apprenons ensemble cette merveilleuse langue venue tout droit du futur.
Renseignements au magasin IC.
 
La langue du futur… Ca expliquerait bien des choses, à commencer par cette impression de déjà vu. " J’ai l’ambroisie d’aider mes semi-automatiques ". J’arrive, j’en suis, je participe, je fonce, GO ! ! ! ! !
Je fais des cabrioles de chevrette, je vocalise, je pirouette, je ronronne et je gazouille, je siffle, plonge, remonte en flèche, tout feu tout flamme, toute follette…
Du calme ! On se calme. Pense : Voie du milieu. Voilà, tout doux, bien, c’est ça, respire, tranquille…Pour retrouver la paix, il me suffit de regarder l’eau s’écouler. Derrière le stade, une minuscule plage de sable, des platanes, des jeux d’enfants, des tables de pique-nique en gros rondins mal dégrossis, le lieu m’attire. Je ne résiste pas, j’entre dans l’eau, aucune profondeur ici, j’avance au milieu de minuscules poissons qui me chatouillent le dessus des pieds, les feuilles miroitantes se reflètent sur fond de nuages.
Tout près sur la berge, au pied d’un arbre, une jeune femme, étendue dans l’herbe, contemple avec ravissement me semble-t-il, la danse des feuilles dans la brise. Je me fais la plus discrète possible, surtout ne pas rompre la magie de l’instant. Je me cale contre un énorme tronc de manière à pouvoir l’observer sans être vue. Un oiseau, très haut à l’aplomb de mon crâne fait du surplace, prêt à fondre sur sa proie. Un mouvement sur la droite, je me tourne vers elle, elle se relève et détache vivement les herbes accrochées à sa tunique. Une femme de petit gabarit me fait presque face… CHOC, même taille, même couleur de cheveux et d’yeux, noirs, peau mate. Sa tunique de coton, or sable, avec sa capuche en pointe qui descend jusqu’au rein, m’évoque Merlin, un pantalon d’indienne et des babouches à boucles qui semblent effleurer le tapis herbeux, comme une apparition.
 
 
J’hallucine ! A ma connaissance, je n’ai pas de sœur jumelle. Evidemment ça pourrait être un sosie. Tout simplement. " Va pas chercher midi à quatorze heures ", me disait ma mère. Non, c’est autre chose, je la connais. Impossible, je recommence à déraper… A moins qu’il s’agisse d’autre chose, de plus mystérieux… Tout se télescope:
 
… Langue future…Machineries à Novations…Courbure…Prolifèrent l’avenue…Novices…Propagation…Vitesse du songe…Dérapage…Temps… Virus…
 
 
Une idée folle s’empare de mon esprit. ET SI, l’une de nous deux avait traviolé dans son espace-temps, pour se rencontrer face à face, avec son double temporel… L’une dans le futur, l’autre dans le passé… Ou encore venant d’une dimension parallèle… HOU…Ca donne le vertige… Le temps de réatterir et elle s’est envolée, volatilisée, aucune trace.
 
 
J’ai bien peur d’avoir des hallucinations, je pensais soigner dans la nature mes neurones agités, mais ici, j’ai l’impression que ça s’amplifie. Je vais m’allonger sous un platane, sans y prêter attention, je m’installe à la place qu’elle vient de quitter. On devine encore l’empreinte de son corps sur les herbes courbées. Ma main caresse la terre, la balaie en spirale, un caillou sous mes doigts, étrangement lisse. Une améthyste ! Je SAIS que c’est la sienne. Egarée ou laissée là à mon intention ? Comment savoir… Je suis complètement désorientée.
 
 
Me glisser, bois de rose et argile, dans un bain chaud, quelques bougies, pénombre bienfaisante, le silence…Manger légèrement, dormir. Rien de tel pour retrouver mon axe.
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Par Nature Pinter - Publié dans : Opération DAZIBAO
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Dimanche 25 juin 2006
 
 
3e jour, à moins que ça ne soit le 4e. Le temps s’écoule bizarrement en val d’Emeraude, je perds la notion du temps. J’ai l’impression d’être ici depuis longtemps, le temps d’avant mon arrivée me semble étrangement lointain, presque une autre vie. Parfois trois heures défilent sans que je sois capable de me souvenir de ce que j’ai fait. J’ai remarqué que je suis de plus en plus absorbée en moi-même, à tel point qu’à certains moments le monde autour de moi disparaît. A d’autres moments, je suis si intensément présente que le temps se suspend, se parfume d’éternité.
 
 
 
J’ai entendu dire qu’à certains points stratégiques de la planète, il existe des vortex d’énergie, sortes de portes des étoiles, qui permettent de voyager dans le temps et l’espace. Je me souviens vaguement d’un article démontrant que les pharaons avaient non seulement le pouvoir de se déplacer dans les étoiles, mais aussi de régénérer leur corps, pendant au moins dix générations. Bizarre que je pense à tout ça, précisément ici et maintenant. ICI Maintenant… Comment ai-je pu oublier ? " Pour toutes infortunes, adresse-toi au magicien ICI Maintenant ". Si seulement je n’avais pas perdu la trace de Merline, la fée du Val d’Emeraude, ma jumelle, mon sosie, mon double, ma folie…
 
 
 
J’ai besoin de voir des gens, de parler de la pluie et du beau temps, du prix du carburant. J’entre dans l’autre bar du village, en retrait de la rue principale, plus petit que celui de la place, l’ambiance y est franchement familiale. La serveuse derrière le bar est belle comme un soleil flamboyant illuminant un champ de pâquerettes. Elle se présente : Catimini Rutebeuf, tout le monde dit Cati, mais elle aime qu’on l’appelle Catimini. Elle m’offre un café, on bavarde gaiement comme de vieilles amies. Au sujet de son nom original, elle me raconte que c’est une amie qui l’a baptisée ainsi, une femme un peu décalée, un brin sauvage. Je dresse l’oreille, mine de rien. " D’ailleurs, c’est étrange, tu lui ressembles. " En plein dans le mille ! " Elle n’a pas un magasin, ton amie ? " ," Ils l’ont fermé. Maintenant, elle écrit, retirée dans sa tour." J’ai peu de chance de la rencontrer par hasard, elle passe prendre un café de temps en temps, parfois 2 ou 3 fois la même semaine, puis elle disparaît. Donc, si je comprends bien, j’ai eu une sacrée chance et je l’ai laissé filer.
 
 
 
Si tu veux être un bon journaliste d’investigation, tu dois faire totalement confiance à ton instinct, même contre toute raison et tu ne dois jamais baisser les bras, jamais. Je suis sûre et certaine que nous DEVIONS nécessairement nous rencontrer. Non pas que ce soit écrit d’avance, le futur se détermine par mon choix de maintenant. Je suis allée vers elle sans la connaître et elle vers moi, à la rivière. Des signes tout à fait évidents d’une attraction des semblables, Incontournable !
 
 
Je dispose encore de 2 jours, 3, grand maximum. Une de mes devises préférées est " laisse faire ! " Je suis en vacances, rien d’autre à faire que VIVRE, à mon rythme, sans programme, comme ça vient, laisser venir, suivre le mouvement, attention flottante, le summum du luxe !
 
 
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5e jour, aujourd’hui, je vais reconstituer ma réserve d’eau à la fontaine de l’Amour. Des gens viennent de loin, souvent on fait la queue, l’endroit est charmant. C’est une eau très pure. Je choisis à droite le chemin du vieux pont de pierre, la rivière est magnifique ici,   gros rochers et  pierres mordorées. Par la gauche, une boucle rejoint le cœur du village, côté rivière, une plantation de noyers respire la paix. De l’autre côté, un petite maison de rêve, au fond d’un mini parc planté de pins. Modeste maisonnette ni abandonnée ni entretenue, toujours vide. Envie de faire le mur et d’aller voir, la grille est haute, trop pour l’escalader. Une vieille affichette pend lamentablement, j’y pose un regard distrait, tout au charme des lieux. Bingo !
La UNE du FEUILLU, la joute du mongol fuyard, édition du vénerie 23 septuple 005 :
 
 
LES INFORTUNES LOCALES
Venez voir le Grand-Guignolesque
Mandchoue Mobile
A la Fête des Jardins
Sanctifier et dinar 24 et 25 septuple
 
 
Il révérendera au nimbe et sera à nova visible
Le dinar 2 octroi à Lesaloon
Renflez-vous dans Les Chamelles d’écroulement
Où il Instantera de fumantes comètes
à tous les as et prosodiques des envoûtants.
 
 
SURGISSEMENT:
 
La rédaction du FEUILLU dissipe le mystère
de la genèse spontanée de la lanoline du fuyard
La langue Feuillue a pris racine dans notre jardin
Au pied d’un mandchou mobile
Mâchoire géante à faire exploser l’Imbécillité
Il se drisse vers les étoiles
Refond la lumière de la lune
Te prosateur tout drolatique dans le cosmos
Infini réservoir de potirons.
 
 
 
Rien moins que le mythe de création de la langue du futur : Elle a pris racine, au pied d’un mandala mobile, machine géante à faire exploser l’imaginaire, il se dresse vers les étoiles, reflète la lumière de la lune, te propulse tout droit dans le cosmos, infini réservoir de potentialités.
Les infos locales : exposition du mobile et chambres d’écriture, où il inspirera de fulgurantes comètes à tous les artistes et poètes des environs.
 
 
Je choisis le café de la Place, plus animé, pour glaner des infos. Les gens sont accueillants, ici, les groupes se mélangent. J’adore écouter les conversations, observer les gestes, les visages, les démarches. Tu croises ici des personnages en tous genres, des vieux tout droit sortis de films d’avant-guerre, au physique étonnant, des babas de tous âges. Marginaux, néo-ruraux, artisans, chasseurs, artistes, autochtones, étrangers se partagent cette belle terre comme ils peuvent, se regardent parfois avec méfiance, dégoût ou agressivité, se découvrent, sympathisent, s’ignorent.
 
 
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Par Nature Pinter - Publié dans : Opération DAZIBAO
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Invitation


Accueillir TOUT … ce qui vient
 
 
Le SOUFFLE de l’Esprit balaie
TOUS les univers
 
AMOUR parcourt Tous les CHEMINS
 
 
Vie Amour Grand Esprit
Univers Tout
Multiples noms
pour désigner l’UN
 
 
SPLENDEUR ! ! ! ! !
Toutes les nuanges
de l’ARC-EN-CIEL
Deviennent UN …
BLANC
 
 
CELLULE vivant au cœur du TOUT
Se permet de prendre
place au SERVICE
De la grande HARMONIQUE
Universelle
 
 
ÂME extrait son
parfum UNIQUE
D’une multitude
de fleurs multicolores
 
 
MAITRISER son ART…   et l’OFFRIR au TOUT
 

tendance courbe

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