MANIOC

Franc et Feuillu

s'enfièvrent s'enfantent

l'un l'autre

dans un flux et reflux

continuum continu

je chérubine

une harmonique

dans les 2

langoustines

langues

à la fois

elles se

consultativent

construisent

côte à côte

s'élancent

s'élaborent

face à face

et s'électivent

s'élancent

ensoleillées

ensemble

vers l'illuminé

lllimité

 

 

Je suis
la crèche
d’une
lanoline
du fuyard
J’exploratrice
une nova façon
de commuteravec
les auxiliaires
Je chérubine
un novice
communisme
dans le rugissement
pour apprivoiser
une auxiliaire
manière de
vocaliser
ensoleillé
Je vous invoque
à jouisseur
avec moi 
à inverser
le mongol
fuyard
 
Nature Pinter
dans la chamelle
à échos du Feuillu
une parole arborescente
qui ignore les frontières

s'invente en douce

 

 


 

 

 


 

 

 


Présidence

  • : Le Transbordeur / Dimensionnel
  • transbordeur-dim
  • : Littérature
  • : Je crémeux pour vous une nova lanoline, le Feuillu, préambulé exclusivement à Lasalle pour l'instinct. Je prolifère de le répandre courbe, comme une novice façon de révérer ensoleillé.
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samba


 

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une espagnolette d’expulsion

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luisante et loufoque

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de partage d'échange et d'initiative

dans un esprit de recherche

ludique et loufoque

artistique et philosophique

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Lundi 29 septembre 2008

 

 

 

sur le parvis d’une église
une petite fille
toute blanche
 dans sa robe
 de dentelle
observe
la lune
il fait
nuit
elle
attend
d’être grande
elle ira sur la lune
ou une autre planète
quelque part dans le ciel
dans l’instant présent, là
sur le parvis d’une église
une petite fille toute
seule dans sa
dentelle
elle
espère
devenir
assez grande
pour partir d’ici
elle ira aussi loin
qu’elle l’imagine, là
sur le parvis d’une église
dans sa robe de dentelle
une petite fille toute
blanche et seule
invente
ses
vies
ici

Par Nature Pinter - Publié dans : MEMOIREs FUTUREs
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Vendredi 29 juin 2007
 
 
chroniques d’un autre temps
Le 8 - axial - 4 - 006
 
La fin du monde a-t-elle eu lieu ?
1e partie

 
~~~~~~~~~~~~~~~~~~
 
Notre grand reporter N. Piscator revient
sur la grande énigme de notre temps.
La fin du monde a-t-elle eu lieu ?
Que s’est-il réellement passé ?
 
~~~~~~~~~~~~~~


 
NP, obsédée de longue date, par une mystérieuse Opération Dazibao, boucle la boucle de ce long et patient travail d’investigation, par la rencontre du très respecté Docteur es Science Transdimensionnelle, Nobel Feuillu du Nouveau Monde, Nathanaël Phœnix. Elle nous livrera les détails et la conclusion de ses recherches*.
 
 
 
Le Nobel Phoenix témoigne ici de sa propre expérience de l’événement.
Il nous révèlera dans une prochaine communication, sa découverte d’une loi de l’univers jusque là  inconnue: la courbure de la pensée transforme radicalement la réalité concrète.

 
Le récit du Docteur Phœnix : 

 
Cette nuit là, j’avais travaillé très tard dans mon laboratoire, à reconsidérer encore une fois, l’ensemble de mes travaux pour les exposer le plus clairement possible au Professeur Pipistrelle. Je rassemblais mes observations les plus significatives dans un épais dossier et commençais à réfléchir au phénomène étrange, rapporté par le Professeur: de la diffusion de pensée courbe, en pays cévenol. Visiblement, quelqu’un là-bas avait trouvé un moyen de diffuser la  Courbure dans l’atmosphère afin qu’elle se répande naturellement et entre en résonance avec tout ce qu’elle toucherait. C’était absolument génial et je brûlais de voir ça de plus près.
 
 
Cette nuit là donc, insensiblement la nervosité m’envahit, la lune était pleine et baignait mon labo d’une clarté étrangement vive, au point que j’eus l’impression qu’il faisait grand jour. Un rapide coup d’œil à la pendule, presque 5 heures, le soleil ne se lèverait que dans 2 heures. J’étais de plus en plus désorienté, vaguement nauséeux, j’avais la sensation que les contours de mon corps s’estompaient peu à peu. Depuis quelques temps déjà, j’étais sujet à de vagues malaises, pertes de repères dans le temps ou l’espace, accompagnés de manifestations physiques, tels que palpitations, bouffée de chaleur, douleurs intenses dans la nuque ou derrière les yeux. Plongé corps et âme dans ma recherche, je ne m’en étais guère soucié, un peu de surmenage sans doute, je me reposerais dès que j’aurais trouvé la preuve ultime confirmant mes hypothèses. J’avais l’intuition ou l’intime conviction que j’étais tout prêt de la vérité. 

 
Je me mis à interroger la nuit, je projetais mon esprit au dehors. Les limites habituelles de mon champ de perception venaient d’exploser, ma conscience s’élançait instantanément là où se dirigeait ma pensée. Pensais-je à quelqu’un, il apparaissait devant moi. Pensais-je aux étoiles, je voyageais en apesanteur dans le cosmos. Pensais-je au grand cyprès gardien de mon domaine, je sentais sa sève couler dans mes veines.

J’eus une pensée pour mon père, décédé depuis trois ans, dont je poursuivais les travaux. Je le vis, confortablement installé, comme à son habitude, dans le vieux fauteuil club où il aimait prendre un digestif après le dîner. Il me disait que le temps des retrouvailles était venu.

Rien de tout cela ne me surprenait, j’étais à présent parfaitement détendu, je me sentais infiniment vivant, l’esprit et les sens en éveil, je me dilatais, dilatais, toutes les limites de temps ou d’espace abolies

J’aperçus l’horloge, encore quelques secondes et il serait cinq heures. Tout ce que je venais de vivre s’était déployé le temps d’un souffle, je restais fasciné par l’horloge, le regard captif de l’aiguille, tournant inexorablement autour de son axe. Un cercle parfait, à l’intérieur duquel tout est contenu, à chaque mouvement de la trotteuse, je chevauchais un nouveau rayon de la création, je tournais, tournais, tournais…
 
 
Quand je repris conscience, je me sentis à nouveau désorienté, nauséeux, j’avais dû m’assoupir sans m’en apercevoir. Je fermais les yeux, le temps de reprendre mes esprits, tout en douceur. Puis je m’éveillais tout à fait, à l’aube, au pied d’une cascade, la lumière du soleil étonnamment chaude, vivante, m’enveloppait, nourrissante. L’eau si limpide m’appelait. Sans savoir comment, j’étais nu, faisant la planche. L’eau libérait toutes les tensions, les malaises, les fatigues. J’étais si léger, si vivant, si paisible, transparent.
 
 
Mon cœur débordait d’une joie que je ne pouvais contenir. Je m’entendais répéter inlassablement, " je suis enfin rentré à la maison " et des torrents de larmes jaillissaient de mes yeux. J’étais bouleversé de gratitude, " je suis né à nouveau " et cette révélation explosa dans tout mon être, " je suis devenu une étoile rayonnante " et je sus que tout était parfait. J’avais rejoint les rivages de mon paradis, la sublime terre de mes rêves d’enfant, une nature vierge de toute dégradation, toute souillure, tout mal.

 
Je ne manquerai plus jamais de rien, tout est là, à jamais...
A suivre, dans la 2e partie :

 
 La courbure de la pensée est à l’origine de la transformation radicale du monde. Les explications lumineuses du Docteur et Nobel Feuillu, Nathanaël Phoenix et du Professeur Nature Pipistrelle lèveront définitivement le voile sur l’énigme de la fin du monde.
 
 
 
* Nous publierons prochainement les archives secrètes de NP sur l’extraordinaire Opération Dazibao
 
 
Par Nature Pinter - Publié dans : Opération DAZIBAO
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Lundi 13 novembre 2006

… De mains… d'en vie …
***
Elle sent leur cœur palpiter dans ses paumes arrondies pour accueillir… une douce respiration, un lent va-et-vient… Elle sent la vie les pénétrer, en flux et en reflux, d'un élan les traverser… Elle sent que ça circule, que ça coule, que ça suit son cours…
Ses mains lui parlent d'ailleurs, lui soufflent des nouvelles de lointaines galaxies, lui transmettent un savoir ancien…
Ses mains sont des antennes - maintenant elle le sait - c'est un fait. Ses mains sont des capteurs de chair - instruments subtilement perfectionnés par lesquels elle palpe le pouls de l'univers.
Depuis que ses mains se sont éveillées à la vie, elle jouit d'un sens nouveau. Il ne s'additionne pas aux autres sens. Il les intensifie. Il les rassemble. Son sixième sens s'est incarné en émetteur – récepteur de haute fidélité. Elle ne cesse de s'en émerveiller.
***
Ses mains ne pensent pas, elles ressentent et agissent, pour peu qu'elle les laisse faire. Sinon elles s'impatientent, frétillent, se tendent… appellent, l'interpellent.
Grâce à ses mains, elle effleure l'invisible, traverse l'enveloppe et pénètre au cœur du corps, comme si la peau n'était qu'une frontière imaginaire. Elle est maintenant à l'intérieur. Ne perçoit plus ni espace ni temps. Son corps, ses mains, l'autre corps - évanouis - dehors n'existe plus.
Tout se réunit…………………………en apesanteur
Ses mains, ses bras, ses jambes, tout son corps entrent dans la danse, elle ondoie. Le mouvement naît de lui-même, elle ne le cherche pas, ne le contrôle pas, ne le limite pas. Elle l'épouse. Ne sait plus rien d'elle-même. Fondue, confondue. Elle n'est qu'en vie.
 
***
Un nouvel homme entre dans sa vie. Elle contemple ses mains. A l'instant même, elle les aime. Elles lui parlent. Elles l'attirent. Comme son silence - l'enveloppent de chaleur, de douceur, d'intimité. Elles sont miroirs, reflet de son âme. Par ses mains, elle le devine, le reconnaît, le rejoint. Rêve de marcher avec lui dans la nuit – main dans la main. Elle ne sait rien de lui. Sait l'essentiel. Les subtiles vibrations de son silence. L'accueillante profondeur de son regard. La lenteur attentive de ses gestes. Le langage instinctif de son corps – ses mains si vivantes, si expressives – révèlent tout ce qu'elle désire savoir de lui.
***
Voilà – leurs mains se sont cherchées, trouvées, réunies… Commune évidence – de retour d'un interminable exil - c'est lui. Qu'elle a appelé, recherché, désiré - corps et âme - aussi loin qu'elle se souvienne, une éternité… Son rêve le plus fou, son espérance la plus violente, sa part manquante. La voilà enfin rentrée à la maison. Finie l'errance, oubliée la quête fébrile, volatilisée la peur de passer à côté. Une paix radieuse l'envahit, la transporte, la propulse. Enfin, elle sait. Leurs mains jointes ne forment plus qu'un – 1 être unique – non pas somme mais multiplication.
Infiniment plus grand, plus large, plus profond.
***
Au cœur de la nuit, elle se love. Se retrouve, s'oublie, ne risque plus de se perdre. Elle se colle - décolle. En corps se transmettent leurs secrets - en douceur. Leurs mains chaudes, vibrantes, animées d'un courant si puissant que les larmes quelquefois lui viennent . C'est inouï. Sublime. Au delà de tout ce qu'elle a pu imaginer - désirer.
Main dans la main…
***
Une vague de détresse la submerge, parfois. Il tend vers elle sa paume grande ouverte. Son regard la pénètre d'une infinie tendresse. Comme aimantée sa main se referme sur la sienne. L'enlace. De sa main tout son amour s'écoule, elle le sent, comme une coulée de lave. S'abandonne. S'offre toute pour le recevoir.. Se laisse pénétrer. Ses yeux se ferment. Un immense soupir s'expire. Libère la trop lourde tension. Tout son être se réchauffe, s'éclaire, se dilate. Redevient présence. Renaît en vie. En cœur exulte. En esprit s'exalte. En corps se fluidifie.
***
De sa main rayonnante d'amour renouvelle sa vie.

 

 

Il est son magicien, son prince, son adoré.
 
 
Sur son échelle, ils s'envolent, s'élancent de ciel en ciel.
 
 
Ils ne sont plus de ce monde…
Ils sont le monde… la terre, le ciel, les étoiles…
… Vont main dans la main… Ils sèment…
***
 
 
nature
9/11/006
Par Nature Pinter - Publié dans : L'en trans-
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Mardi 24 octobre 2006
Devant la lourde de l'arsenal
Le pue-la-sueur soudain s'arrête
La belle atmosphère 
l'a tiré par la jaquette
Et comme il se retourne
Et regarde l'astre du jour
Tout rouge tout rond
Souriant dans sa coupole
de plomb
Il cligne de la mirette
Familièrement
Dis donc frère Tournesol
Tu ne trouves pas
que c'est plutôt con
De donner un jour pareil
A un despote ?
 
Ô mage, à monsieur Prés verts
!!!
Par Nature Pinter - Publié dans : Ô mage
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Mardi 24 octobre 2006
 
Entre toi et moi, l'amour n'a jamais été une vallée de roses, loin s'en faut. Dangereusement enclos dans des buissons d'épines, c'est un amour qui fait mal, dont je me protège. Une plaie ouverte, jamais guérie, un chagrin fondateur, une tragédie ordinaire, l'origine de bien des souffrances en cascade, qui n'en finissent pas de rebondir, années après années, et d'assombrir ma vie.
 
 
Ce n'est pas la faute de l'amour. Il est là, enraciné au plus profond, puissant, évident, essentiel. Nous nous ressemblons, bien au delà des apparences, trop peut-être. Par la sensibilité exacerbée, une forme d'intelligence analogique - chercheuse infatigable d'horizons nouveaux, un certain état de conscience, nous pourrions être frères jumeaux. Ce que nous ne sommes pas.
 
 
Pendant longtemps j'ai vécu dans l'angoisse que tu disparaisses sans que nous ayons su nous trouver, nous aimer tout simplement, et partager ces vastes espaces qui nous sont communs. J'ai fini avec le temps par lâcher cette peur aussi, et advienne que pourra, confiance !
 
 
Et puis, patatras, la cata ! Ce qui était sous mes yeux, que je n'avais pas envie de voir, m'explose au coeur. Emmené à l'hôpital en urgence, délirant, à bout de souffle, en bout de course... C'est un sacré choc. Toi à l'hôpital, c'est presque inconcevable. Ca l'est à tel point que ce n'est qu'à la dernière extrémité que tu as accepté. Et comme toujours tu ne fais pas les choses à moitié, ça n'a jamais été ton genre. Pour l'instant, j'apprends que tu souffres de delirium tremens et tu as toutes les apparences du mourant. AU SECOURS !
 
 
La raison ne te reviendra pas, enfin, jamais comme avant. Le delirium passé, tu continues à délirer, désorienté, flottant entre les mondes? C'est un syndrome ( Korsakov ) qui va de pair avec l'alcoolisme. Toi, l'homme a la puissante intelligence visionnaire, tu viens de perdre le contrôle de ton esprit. Tu divagues, à la dérive entre les temps, les espaces, les identités, les souvenirs, les rêves, les fantasmes.
 
 
Pour le personnel hospitalier, tes propos paraissent tout à fait délirants. Mais tu sais être si convaincant que parfois on me demande confirmation d'une information, surprenante. " Il prétend qu'il est biologiste, est-ce exact ? Oui, c'est vrai, mais il est autodidacte. " Moi, je m'en rends compte maintenant, je te connais comme si je t'avais fait, même si je t'ai tant évité les 20 dernières années ! Tes soi-disant délires sont passionnants, loin d'être absurdes, ils ne sont pas dénués de sens, bien au contraire. Ton ego surdéveloppé, éternellement souffrant, qui me tenait à distance, comme tous ceux que tu aimais le plus, s'est fait la belle, en douce, il a pris la poudre d'escampette... Bon débarras !
 
 
Je te sens à la fois troublé, déstabilisé mais aussi soulagé, libéré d'un énorme carcan, tu respires plus librement. Après une phase assez critique, tu reprends du poil de la bête, relativement. Tu restes très dépendant, tu ne tiens plus debout seul, je te balade en fauteuil roulant, mais tu as retrouvé une vitalité certaine. Tu fais du charme aux infirmières. Divaguant, ratatiné, rabougri, sans dents mais la prunelle verte toujours pétillante, gourmande, chaleureuse, le sourire enjôleur, la langue toujours agile, tu séduis toutes les femmes du service en les traitant comme des princesses ! C'est extraordinaire à voir. Pour la peine, dans ce milieu souvent tristement inhumain, on prend soin de toi, on te bichonne, avec gentillesse et plaisir.
 
 
Je te consacre beaucoup de temps. Tu es resté étonnamment bavard, même si tu perds sans arrêt le fil, le besoin de communiquer est intact. Nos conversations baignent dans l'irrationnel, le fantastique, le symbolique. J'adopte un autre mode d'écoute, plus flottant. J'ouvre mes antennes, comme je le fais déjà avec ma fille, la Belle au bois dormant. Ca n'est pas si difficile, je t'ai toujours reçu 5 sur 5, capté dans tous tes états d'âme, impuissante à m'en isoler, aussi loin que je me souvienne. Selon le jour, l'inspiration du moment, j'essaie de te ramener à la réalité ou je t'accompagne dans tes digressions.
 
 
La relâche de l'emprise de ton mental fait remonter à la surface ce qui se cachait dans les méandres de ton inconscient. Tu passes toute ta vie en revue, dans le désordre, hors du temps. J'ai l'impression que tu métabolises ton existence - dans une autre dimension de ton être ? pour pouvoir la quitter et poursuivre ton chemin ailleurs. Tout ce travail d'intégration que tu as laissé de côté, tant que tu étais lucide, se fait naturellement depuis que tu as lâché la rampe de contrôle.
 
 
Certaines de tes histoires sont si savoureusement révélatrices que je ne me retiens pas d'en rire. Tu n'en prends pas ombrage, tu sais que je ne me moque pas de toi et je ne peux pas m'empêcher de croire que tu n'es pas tout à fait dupe. Parfois, j'ai l'impression que tu me testes en racontant n'importe quoi. Ton regard m'observe, par en dessous, pour voir ma réaction. Vais-je accepter de jouer avec toi aujourd'hui ? J'adore ces instants où cohabitent le fou et le sage. Ce jour-là, tu m'annonces très fièrement, que Chirac est arrivé, avec son assistante. Tu désignes un bâtiment de l'hôpital, investi par des prix Nobel de sciences. Ton cas est à l'étude, tu es très excité, bientôt la reconnaissance officielle de tes recherches, le couronnement tant espéré. Une autre fois, tu me racontes une escapade en voiture que tu viens de faire avec une de tes soeurs, tandis qu'une autre est ligotée dans le coffre.
 
 
Tu ne cesses de me surprendre, par des moments d'hyper lucidité ou d'intuition fulgurante. Tu es de la race des intuitifs, des voyants. Débarrassée du filtre de la raison, cette faculté s'épanouit plus largement. Le chercheur t'a déserté, tu t'en rends compte, tu me le dis, tu ne sais plus rien de ta science. Mais tu as pris soin, longtemps avant le désastre, de désigner un successeur pour poursuivre tes recherches et la fabrication de tes ferments de vie, ta poudre magique, dont tu as toujours jalousement protégé les secrets de fabrication. Bernard ton successeur, fait les premiers essais, non concluants, il lui manque des éléments. Mentalement, il fait appel à toi pour l'aider et annonce sa visite. " Tu as besoin de moi, mon petit père, je t'attendais. " lui dis-tu dés son arrivée. Et le miracle a lieu, par un effort surhumain, tu te concentres le temps nécessaire à lui révéler tous les détails très techniques et très précis, pour mener l'oeuvre à bien. Tu en ressors épuisé certes mais Bernard peut fabriquer, grâce à toi, un produit parfait !
 
 
Tu profites allègrement de ta raison défaillante pour m'offrir l'air de rien tout l'amour et la reconnaissance que tu retenais au creux des buissons épineux. D'ailleurs, un des effets secondaires les plus remarquables de ton état, est la perte soudaine et quasiment totale de toutes tes aspérités. Tu te réconcilies avec tous tes ennemis, oublies ton horreur du " monde moderne ", ta colère, ta révolte, tes frustrations. Tu deviens doux comme un agneau, tendre, aimant, simple, humble. Tu trouves le moyen, à ta façon d'entre deux mondes, de me dire tout ce que tu as gardé tout ce temps. J'hallucine ! ! ! Je me baigne dans ton amour, je m'en rassasie, émerveillée. Tu m'aimes, tu m'as toujours aimé, vu, comprise, presque en catimini, tu es fier de moi ! Pacifié comme tu l'es, je ne me prive plus d'exprimer tout ma tendresse, mon admiration, ma fierté. Nous sommes enfin complices, dans la déraison, in extremis, toi, mon père, moi, ta fille, au seuil de ta mort.
 
7 - 8 - 006
 
Nature, fille de...
Par Nature Pinter - Publié dans : Ô mage
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Jeudi 20 juillet 2006
 
"Sois maître de ton temps et tu seras maître de ton esprit."
 
Dans mon enfance, j'ai eu l'intuition assez tôt qu'être libre, ça commence par être libre de son temps. Toute ma vie j'ai regardé des gens courir après le temps sans en comprendre le pourquoi. A quoi peut bien servir de chercher sans cesse à gagner du temps si finalement on ne prend pas le temps de vivre ? J'étais choquée par l'expression " gagner sa vie ", moi qui croyais naïvement l'avoir déjà gagné par la naissance. Mais apparemment être vivant ne suffit pas, il reste encore quelque chose qui demande à être gagné. Obscur concept que je ne parvenais pas à saisir.
Petit à petit, il m'a semblé que le temps après lequel on court, est essentiellement un temps de l'Avoir et du Faire, magnifiquement résumé par l'idée " Time is money ". C'est là où j'ai pris conscience, la peur au ventre, qu'il me faudrait lutter pied à pied pour pouvoir disposer de mon temps selon ma nécessité propre.
Je ne voulais pas être une plante au rendement artificiel, élevée sous serre, à coup d'engrains chimiques, pour répondre à des impératifs productivistes, qui ne me concernent en rien. J'avais la grande ambition, à laquelle je suis restée fidèle, de croître à mon rythme (plutôt lent), de respecter les saisons de mon âme. Je n'avais que faire de développer mon avoir, je demandais juste à suivre ma pente naturelle, parfaire mon être, me déployer dans l'infini… J'étais totalement décalée, une vraie sauvage arrachée à sa jungle et propulsée, sans transition, dans un monde de dingues, où les déplacements ne se font plus à pied, ni même à cheval, mais à la vitesse insensée des autos, des trains, des avions et même des fusées.
D'emblée, j'étais disqualifiée, jamais je ne pourrais m'adapter à ce rythme artificiellement accéléré, terriblement déshumanisé.
Vers la fin de sa vie, mon père me disait : " C'est étonnant, plus je vais lentement et plus je fais de choses. " Ralentir le temps, c'est sortir du temps abstrait, celui de la pendule, pour épouser un temps intérieur, le temps de la conscience d'Etre, ici et maintenant, pleinement présent dans l'instant. Ce temps là n'est ni quantifiable ni limité, il n'est ni trop ni pas assez, il n'est que qualité. Parce qu'il t'est propre, il répond à tous tes besoins, toujours au bon endroit au bon moment, sans perte, ni course contre la montre. Le moment où l'énergie de réalisation se manifeste est toujours exactement le juste temps pour faire les choses, celui du plein potentiel. Si tu le laisses filer, que tu remets à plus tard, le moment idéal est irrémédiablement passé et tu es condamnée à ramer, toujours à contre-courant.
 
C'est facile à vérifier, il suffit d'observer ce qui se passe quand tu veux contrôler le temps, le subordonner à ta raison, à tes projets, aux nécessités extérieures et ce qui se passe quand tu le laisses libre et que tu te laisses porter par ses courants invisibles.
 
 
 
Pour approcher la réalité des êtres, il est toujours intéressant de regarder à quoi ils consacrent leur temps, au delà des discours, des choix affichés, des intentions, se révèlent là les priorités de chacun, conscientes ou inconscientes, choisies ou subies. Pour exemple, ceux qui n'aiment pas lire préfèrent dire ou croire qu'ils n'ont pas le temps, pendant que les autres prendront toujours ce temps, même limité, en sacrifiant autre chose qu'ils laisseront de côté ou remettront à plus tard. J'ai connu une kiné, une mère de famille, perpétuellement surbookée, qui trouvait le moyen de lire en se lavant les dents ! Prendre pleinement conscience de ce que l'on fait de son temps est un outil de connaissance de première ordre qui permet de mesurer tout le décalage entre nos désirs, nos besoins et nos actes et notre aliénation à l'autre, à la société, aux normes…
 
 
Par Nature Pinter - Publié dans : RUDIMENT DU PHOENIX
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Mercredi 19 juillet 2006
« Il fut une tendance
où les bétonnières parlaient,
maisonnée elles écrivent. »
"Il fut un temps où les bêtes parlaient,
maintenant elles écrivent."
Aurélien Scholl

9 martelage 006

Il me semble que j’ai toujours su que l’homme est un être potentiellement grandiose, qui peut affirmer en vérité, « impossible » n’est pas humain. En découvrant la vie de Jésus, enfant, j’ai vu que c’était vrai. Mon cœur l’a toujours su.  Bien plus tard je suis tombée sur une parole lumineuse de Pierre Dac : « Le chaînon manquant entre le singe et l’homme, c’est nous. » Ca remettait bien en perpective ma vision de la chose ~ l’humain est à naître à devenir à développer à déployer à enfanter ~  sublime perspective, terrible responsabilité.

Tu trembles petit homme ? Oseras-tu faire des miracles ?

J’ai très vite compris que le monde est partagé entre deux sortes d’humains; c’est-à-dire entre moi-même, habitée de la vision sublime de la croissance de mon être au delà du « possible » et presque tous les autres qui ne semblent pas s’en soucier le moins du monde.
 
Parfois j’étais comme une extra-terrestre débarquant sur une drôle de planète ou encore une espèce de tarée mentale qui ne veut pas voir le monde comme on le lui décrit, explique, commente, analyse, répète, enseigne ou comme une malade retirée seule dans ma tour dans mon monde imaginaire  fuyant mes semblables étrangère à leurs préoccupations ou hébétée devant leur monde factice inodore incolore insipide ou terrifiée dans un monde aveugle sourd muet ou comme un monstre au cœur de son labyrinthe ou comme une orgueilleuse qui ose contester le savoir des anciens ou comme une pauvre idiote incapable de jouer son rôle dans la pièce ou comme une visionnaire éclairée ou comme une chercheuse égarée dans le néant …
ou ou ou …
Comme je ne suis pas sensible aux mêmes choses que mes semblables (?) j’étais glacée à l’idée d’être un monstre sans cœur tout en étant sans cesse paralysée par des tourbillons émotionnels. Pauvre folle que tu es. Tantôt froide et lointaine comme la glace. Tantôt figée, muette, crucifiée. Tantôt volcan en éruption. Pauvre folle que je suis. Que vais-je faire de toi ? Tu te souviens ? La vision sublime ? L’être en devenir glorieux ? Aime ton prochain comme toi-même ? J’ai tenté de l’oublier, ça ne me laisse jamais en repos.
 
Le monde à mes yeux d’enfant était magnifique, plus tard j’ai commencé à devenir plus consciente des pensées des sentiments et des actes de mes contemporains, j’ai douté, eu peur, été incrédule, je me suis révoltée, repliée, exclue, retirée, mise à l’écart. Le monde, l’air de rien, s’est mis à ressembler à un enfer, peuplé d’êtres dépourvus de conscience, je ne voyais pas comment y entrer sans me salir les mains. Et s’il y avait une chose dont j’étais sûre, une chose limpide, c’est qu’il était hors de question que je me salisse les mains.

De là à pouvoir m’en laver les mains, ce n’est pas si facile. « Nulle n’est une île » a dit je ne sais plus qui. C’est que ma folle ambition ne concernait pas que moi-même, elle éclaboussait le monde entier, toute l’humanité. Tous dans le même bateau , mes frères humains, à partager le même sort, naître, vivre, plus souvent survivre, puis mourir. Les uns après les autres, embarqués, sans mémoire, dans la grande roue du temps et de l’espace humains.
 
C’est quand même incroyable d’être là, un univers entier infini, inconnaissable, une humanité, des humanités, une fabuleuse variété d’espèces de tout ; humains, animaux, végétaux, minéraux et sans savoir qui, pourquoi, comment et qui s’en soucie, qui s’en émerveille, qui contemple, qui questionne, qui cherche ? Tu me croiras si tu veux, mais je t’assure, quand j’étais enfant, je pensais être la seule fascinée devant l’insondable Mystère.
J’ai été glacée d’effroi à l’idée d’être irrémédiablement seule dans un monde absurde ou égaré ou fou ou ignorant ou aveugle, un monde perdu, malade, repoussant toujours plus les limites du déshumain. Encore et toujours oublieux qu’il pourrait tout aussi bien, sans plus d’énergie repousser sans cesse les limites du bien, comme nous l’ont révélé tous les Eveillés qui ont foulé notre terre, dans tous les âges humains, sur tous les continents.
L’école ne m’a pas appris ce qu’est naître, aimer, souffrir, partir, vivre et mourir, ce que c’est être un homme, homme parmi les hommes, hommes sur une terre à partager avec d’autres vivants. Ni mes parents, ni mes grands-parents, ni les curés ne me l’ont appris. C’est ainsi que je comprenais que, dans ce monde où j’avais débarqué ( peut-être par erreur, qui sait ? ), ces questions là ne sont pas les choses les plus vitales que l’on transmet aux enfants. Que reste-t-il donc à transmettre ?
Heureusement, je n’ai pas cherché en vain des semblables qui me ressemblent. J’en ai rencontré beaucoup, certains en chair et en os, et encore plus en esprit, dans des livres et des livres, toujours et encore des livres, j’ai retrouvé le chemin de la communauté humaine, avec mes semblables par l’esprit. Plus tard, j’en suis venue à ressentir l’humanité comme un grand corps, dont chaque vivant est une cellule.

Dans le cercle du temps
Commencement et fin
Origine et destination
Naissance et mort
Se tendent la main
Dansent une ronde
Perpétuelle
INFINIE
~~~~
J’ai eu l’idée d’écrire
un livre qui s’appellerait
« mémoires du futur »
où je me souviendrai
de qui je serai dans les temps en devenir
de ce que sera devenue
Gaïa, ma belle planète
quand j’aurais recréé
le Paradis sur la Terre
~~~~
Je demande à Jack
mon glorieux Créateur
de déployer ma vision
dans l’éternel instant présent
vers les rivages
de la nouvelle naissance
du monde
et des hommes créateurs
 
Dans le cercle sacré
de l’éternel instant présent
JE SUIS Dieu aussi
Avec Toi Jack
 
Par Nature Pinter - Publié dans : MEMOIREs FUTUREs
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Mercredi 19 juillet 2006
IMPOSSIBLE n'est pas HUMAIN

MEMOIREs du FUTUR

Alors les frontières de mon univers se sont pulvérisées,
de nouvelles portes se sont ouvertes.
 
ça commence comme ça:
« Imbrication (n).
Entre-temps de falbalas possédé en prosaïque
indivise par un poète et un menteur. »
"Le Diesel du
Diabolo"
« Imagination (n).
Entrepôt de faits possédé en propriété indivise
par un poète et un menteur. »
"Le Dictionnaire du Diable"
Ambrose Bierce
 
Un jour, j'ai dérapé dans l'espace-temps, j'ai reçu ça,
dans ma boîte électronique, je me suis tout de suite sentie
concernée comme s'il s'agissait de moi. Ca ressemblait
à ces moments si particulier d'impression de déjà vu,
déjà vécu. Je me suis vue comme une actrice à cheval
entre 2 rôles, un grand écart entre 2 espaces, 2 temps,
2 consciences et entre les 2, moi, l'observatrice attentive.

NOVATIONS DU MONGOL
Des Monades Ont Propagé
Un Viscère Dans Le Parpaing
 
 
Manifestement un article de presse.
Expédié par qui ? venant d'où, quand ? Pourquoi ?
OK j'ai saisi qu'il est question de nouvelles du monde,
mais au fait, quel monde ? Un monde menacé par une
épidémie frappant la parole officielle
(comme c'est réjouissant)
symptôme : difficulté à penser carré,
les familles se divisent.
Des mômes ont inventé la pensée courbe,
les bébés la pratiquent dès la naissance.
Le processus de contamination semble inéluctable.

Je pressens l'antidote à la novlangue de Big Brother.
Je ne sais pas quel est ce monde, certes,
mais il m'appartient, j'en fais partie,
je m'y sens comme chez moi,
je suis la princesse du royaume
je rentre enfin à la maison.
 
 
J'envoie immédiatement à l'expéditeur
non identifié cette réponse enthousiaste:
« J'adhère sans réserve et de tout coeur
à la nouvelle pensée courbe et ici maintenant
Au Front De La Libération De La Pensée,
je m'engage à répandre l'épidémie de ce côté-ci du temps."
 
« A mesure qu'on s'avance dans la vielle,
on s'aperçoit que la courbature la plus
rasade est celle de pensivement. »
Ancien Franciscain
" A mesure qu'on avance dans la vie,
on s'aperçoit que le courage le plus
rare est celui de penser."
Anatole France

une ondulatoire puissante me pare-brise...

 
Par Nature Pinter - Publié dans : MEMOIREs FUTUREs
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Mardi 18 juillet 2006

NOVATIONS DU MONGOL
UN Douanier du FEUILLU

marée 20 septuple 2000 et des…
Des Monades Ont Propagé
Un Viscère Dans Le Parpaing


Les Ancrers S’interrogent
Tandis Que Le Trouillomètre Règne A
l’Ecritoire
nouveau monde dossier môme virus parole ancien trouble


Une grave épigastre contamine le parpaing officiel.
Les joutes même sont touchés, on ne compte plus
à l’Unicorne de l’Ecritoire, les motions en Feuillu qui se globe-trottent en catimini. On assiste à un philharmonique de grande envergure. On suppose que des indociles lices s’amusent à trouillométrer les esprits francs. Dans quels butins, perspicace ne le sait ?
épidémie parole journaux une mot glisser
phénomène individus libres troubler but personne


La procrastination de contamination semble insidieuse.  Il devient diffus de penser carré, le pensionnat  se courbe, D’aucuns, phlegmons, annoncent que c’est inéluctable. Les puristes tirent le signal d’albinos. Une sage-fennec tempère : dès la maternité les nova-nés parlent  Feuillu, quelle magnanerie est donc à l’offensive ici ? Le coffret des fanatismes est touché, chacun choisit son campement, partisan du Franc ou adepte du Feuillu.
processus difficile pensée philosophe alarme femme témoigner nouveau magie œuvre cœur famille camp suivre…
A sulfater

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Lundi 17 juillet 2006
 
une ondulation puissante me pare-brise me trayeuse
de partant en partant
Une Ondulatoire Me Pare-chocs Me Trayon
de parterre en parterre
ondulée me pare-balle me traviole
de partenaire en partenaire
comme la poussée de la vaillante sur le sablonneux
de la vaillance sur le sabord ses onduleux
la vahiné laisse sur la sablière ses ondoiements
la Fendue devient Ondulation
la fennec le fendillement la fenêtre le fenil
devient ondulation
les contractés s’évasifs
les contractants s’évasent
elle s’ovationne de tous
s’ovidé de tous
ses bras
à l’univoque

à l’université
à l’uppercut
tout est grand ouvré dedans ça fondue plus programmation
grand ouvrant dedans ça fontaine plus progestérone
dedans ça fontanelle plus progiciel
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Invitation


Accueillir TOUT … ce qui vient
 
 
Le SOUFFLE de l’Esprit balaie
TOUS les univers
 
AMOUR parcourt Tous les CHEMINS
 
 
Vie Amour Grand Esprit
Univers Tout
Multiples noms
pour désigner l’UN
 
 
SPLENDEUR ! ! ! ! !
Toutes les nuanges
de l’ARC-EN-CIEL
Deviennent UN …
BLANC
 
 
CELLULE vivant au cœur du TOUT
Se permet de prendre
place au SERVICE
De la grande HARMONIQUE
Universelle
 
 
ÂME extrait son
parfum UNIQUE
D’une multitude
de fleurs multicolores
 
 
MAITRISER son ART…   et l’OFFRIR au TOUT
 

tendance courbe

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